06.09.2009
Xavier Bertrand a de nouveau raté une bonne occasion de se taire
Sacré Xavier Bertrand !
Depuis l'Université d'été des Jeunes populaires (jeunes UMP) à Seignosse, il a cru bon de critiquer François Bayrou en affirmant que ce dernier "a tourné le dos à l'idéal européen". Idéal qui, aux dires du secrétaire général de l'UMP, serait aujourd'hui défendu par Nicolas Sarkozy.
Il est vrai qu'avec le souverainiste anti-européen Philippe de Villiers dans la majorité présidentielle, le sarkozysme a tout pour plaire aux europhiles !
00:05 Publié dans UMP | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : européennes, europe, bayrou, bertrand, modem, de villiers
17.08.2009
Régionales : quand le Figaro prend ses délires pour des réalités


Longtemps réputé pour son sérieux malgré son parti-pris évident, Le Figaro a de plus en plus tendance à tomber dans un propagandisme béat qui nuit à la qualité et à la crédibilité de l'information.
Exemple : un article de Judith Waintraub publié sur le site du journal la semaine dernière.
Cet article est illustré par une carte des régions, classées en différentes catégories ("gagnables", "jouables" ... pour la Droite). Sur quels critères se basent ces savantes estimations ? Sur les scores des dernières élections européennes !
Quelques remarques évidentes sur cette méthode déconcertante :
- Les modes de scrutins et les enjeux ne sont pas nécessairement les mêmes pour les élections européennes et les élections régionales. L'abstentionnisme devrait également être moins fort pour ces dernières.
- Les résultats pris en compte sont uniquement ceux de quatre partis : l'UMP, le PS, Europe Ecologie et Libertas. Outre le fait que ce dernier (4 % et des poussières au niveau national) n'a remporté de score honorable que dans le fief du vicomte, il faut rappeler qu'Europe Ecologie et Libertas ne sont pas des partis politiques comme le PS ou l'UMP mais des montages ponctuels créés dans la seule perspective des élections européennes. Il est par conséquent très hasardeux d'extrapoler outre mesure. J'en veux pour preuve l'attitude des chasseurs, qui s'étaient résignés à collaborer avec De Villiers pour les européennes, mais qui se montrent moins enthousiastes à l'idée de suivre celui-ci en intégrant l'armada sarkozyste (dans l'Hérault, la fédération départementale préfère même se tourner vers Georges Frêche). Quant aux Europe Ecologie, après avoir remporté un succès certain dans une élection à un tour en se gardant d'attaquer la Droite (échange de bon procédés), ils ne peuvent que se heurter aux réalités et aux compromissions plus visibles d'une élection à deux tours.
- L'addition, posée comme une évidence par la carte du Figaro, des voix de De Villiers à celles des sarkozystes ne manque pas de sel : c'était bien la peine de jouer aux grands thuriféraires de l'UE pendant la dernière campagne pour s'associer finalement aux nostalgiques du Franc (et de la francisque ?) et aux adversaires de la construction européenne ! Les citoyens sont-ils prêts à avaler n'importe quelle cuisine électorale pourvu qu'elle ait le label Sarko ? La cohérence n'est pourtant pas toujours un handicap face aux urnes ...
- Qu'en est-il des scores des autres partis (dont le MoDem qui, dans certaines régions, n'a absolument rien à perdre et a donc les mains parfaitement libres pour troubler le jeu) ? Quantité négligeable ? Rappelons tout de même qu'entre les scores d'Europe Ecologie et ceux de Libertas, on trouve ceux de cinq partis : le MoDem, le Front national, les deux partis du Front de Gauche (Parti de Gauche et Parti communiste), et le NPA.
Mais bon ... si ce genre d'élucubrations indignes d'un étudiant en première année de Sciences Politiques peut faire plaisir aux lecteurs du Figaro ...
17:01 Publié dans Régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : régionales, européennes, europe écologie, ump, libertas, waintraub
08.06.2009
Sous les fourches caudines ... et au delà
Il ne faut pas se voiler la face : la médaille en chocolat, à 8,5 % de matières grasses, a un goût salement amer ...
Mercredi encore, les infaillibles instituts de sondage nous annonçaient sur le podium, à 13 %.
Que s'est-il passé ?
Un lynchage en règle. Vite fait, bien fait.
Abus de pouvoir, c'était la théorie, résumée ci-après : les médias ne sont pas indépendants car ils se contentent de servir, sans réfléchir aux conséquences, les intérêts du pouvoir en place. Cris d'indignation des Apathie, des Chabot et Cie ...
Jeudi-vendredi-samedi, ce fut la mise en pratique : isolez un incident mineur, gavez-en le badaud depuis le jeudi après-midi (avant même la diffusion du Chabot-Show) jusqu'au samedi, en omettant (ou en minorant) bien entendu les provocations et les diffamations de l'autre partie. Imposez le message que Bayrou, ce "Le Pen light", ce "minable", a "pêté les plombs". Essayez même de le faire dire à ses propres soutiens (les faux-culs partis à la soupe en 2007 le feront bien, mais qui les écoute ?). Le bûcher de monsieur est avancé.
En parallèle, faites monter l'autre larron, en demandant à Barnier, Fillon et Cie d'en dresser un portrait élogieux. Si cela ne suffit toujours pas, faites diffuser à grande échelle (télé, Internet, projections gratuites ou à prix réduit ...) un immense tract en faveur de la cause qu'il prétend défendre. En 2002, ça avait bien marché sur le thème de l' insécurité. Objectif : foutre la trouille à l'électeur, le tenir par les tripes pour l'emmener à l'isoloir comme on amène un troupeau de moutons à l'abattoir. Un coup qui coûte cher ? Ce sera un grand bourgeois, un richissime magnat ami de la droite, qui financera l'opération.
Mai 68 : un jeune rebelle aux cheveux roux placarde des affiches sur les murs gris de la Sorbonne. On y voit un CRS au micro de l'ORTF : "La police vous parle tous les soirs à 20 h".
Juin 09 : Quarante-et-un ans plus tard, le message de l'affiche est toujours aussi vrai ... mais c'est le jeune rebelle d'hier qui tient, en souriant, le micro au CRS.

Tout ce qui s'est passé ces derniers jours ne fait que renforcer mes convictions : le constat dressé dans Abus de pouvoir était exact. La lutte, aujourd'hui plus difficile, n'en est que plus légitime ...
Joseph
15:33 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, européennes, bayrou
04.06.2009
J - 3 : Le programme du MoDem pour l'Europe
Pour conclure ce compte à rebours entamé au mois de novembre, voici les points du programme des démocrates qui me paraissent les plus intéressants et les plus dignes de recueillir, dimanche, le suffrage des électeurs :
1. Créer un plan de relance européen orienté vers une croissance verte et financé par un emprunt européen
Mettre en oeuvre un plan de relance européen, qui doit comporter trois volets complémentaires : des dépenses d'avenir pour aider les PME (investissement dans la structure industrielle existante), des mesures de solidarité envers les plus démunis et les classes moyennes (politique d'urgence sociale), et des investissements à plus long terme vers une croissance verte, grâce notamment à la mise aux normes durables des bâtiments et au développement des transports propres. Le budget de le recherche sera quant à lui doublé et les projets jugés "stratégiques" pour l'avenir seront financés par un fonds spécial.
Ce plan de relance sera financé par un emprunt européen qui pourra atteindre jusqu'à 3 % du PIB.
2. Faire de l'Europe, et au premier plan la zone euro, un acteur de la régularisation de la mondialisation
Renforcer le budget européen grâce à une taxe carbone et une taxe sur les mouvements spéculatifs.
Supprimer les stock-options et les paradis fiscaux, afin d'harmoniser les règles du jeu économique.
Peser sur la réforme de l'OMC pour y intégrer les exigences sociales et environnementales nécessaires à un développement responsable.
N'autoriser l'importation de produits que lorsqu'ils respectent nos normes (sanitaires, éthiques et écologiques).
3. Harmoniser les politiques sociales vers le haut, pour empêcher les dumping et ré-affirmer le droit aux services publics
Garantir à tous les européens des services publics (santé, éducation, formation tout au long de la vie ...) de qualité, qui feront l'objet d'une directive-cadre.
Instaurer "la clause de l'Européenne la plus favorisée" afin d'étendre à toute l'Europe la version la plus progressiste des droits des femmes.
Développer la notation sociale (et environnementale) des entreprises.
4. Préserver notre environnement et notre santé
Orienter la recherche européenne vers un grand programme destiné à développer les énergies du futur.
Instaurer un moratoire sur les OGM tant que des recherches indépendantes n'auront pas évalué tous leurs effets.
Orienter les financements des fonds sociaux vers la formation aux nouveaux métiers du développement durable.
Promouvoir une agriculture européenne de qualité, durable car respectueuse de l'environnement, basée sur un tissu d'exploitations à taille humaine.
5. Promouvoir une démocratie européenne transparente et intégrant davantage les citoyens
Organiser des débats publics consultatifs trois mois avant les prises de décision.
Instaurer un référendum d'initiative européen, afin de permettre aux citoyens d'interpeller leurs élus et de prendre leur part d'initiative législative.
Garantir les droits fondamentaux de tous les européens, ainsi que la protection des données personnelles sur Internet.
Assurer, partout, l'indépendance de la justice.
6. Faire de l'Europe une puissance mondiale influente et au discours cohérent
Coordonner les diplomaties nationales et "jouer collectif" dans les grands organismes mondiaux (FMI, Banque mondiale, OIT ...).
Instaurer une défense européenne indépendante qui proposerait une alternative à l'OTAN, cette dernière alliance étant sous influence américaine.
Voilà donc quelques points forts de ce programme.
Il est parfaitement réalisable.
Il est indispensable.
Or, pour pouvoir le mettre en oeuvre, il ne manque plus qu'une seule chose : l'appui des citoyens, appelés aux urnes ce dimanche 7 juin.
Ce grand rendez-vous démocratique continental, unique au monde, sera déterminant pour notre avenir, car il porte sur une législature (2009-2014) qui correspond à une période charnière de l'Humanité : des décisions cruciales seront prises, et elles nous engageront tous.
Ne laissons pas passer cette chance !
19:07 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, jean-françois kahn, nathalie griesbeck, européennes, 7 juin
01.06.2009
J - 6 : Les mensonges de Martine Aubry et de ses amis (suite)
Un journaliste de Libération (quotidien de gauche, d'après ce que je crois savoir) avait pourtant dénoncé les "contre-vérités" du PS de Martine Aubry à l'égard du MoDem.
Suffisant pour la ramener, elle et ses amis, à la raison ?
Non.
Surtout pas au moment où le PS fait piêtre figure dans les sondages et où le MoDem de François Bayrou convainc davantage de Français pour mener l'opposition au système Sarko-Barrosien. Il faut donc lancer des "boules puantes" et faire des croc-en-jambes au gêneur : raconter que Bayrou et ses partisans sont d'horribles "sauvages" ultralibéraux, qu'ils n'ont pas de programme ...
L'UMP, ravie de sa place dans les sondages et des chances de succès que lui confèrent les abstentionnistes, est néanmoins inquiète de voir ses concurrents les plus inoffensifs perdre trop de terrain au profit d'adversaires plus résolus : elle se joint par conséquent à la manoeuvre. L'union sacrée anti-Bayrou est relancée : vous l'avez aimée en 2007 ? On vous la réchauffe pour 2009 ! Le duo a d'ailleurs trouvé une idée assez astucieuse : laisser monter médiatiquement Cohn-Bendit pour donner un semblant de rival au MoDem ...
Pour en revenir aux mensonges des socialistes, je vous invite à lire l'excellente réfutation, point par point, publiée sur le blog Orange pressée et dont je me permets de reprendre, en les complétant, les axes principaux.
1. Ils disent que le MoDem n'a pas de programme ?
Il est vrai qu'à l'automne dernier, alors que près de 5000 démocrates bossaient sur le projet européen dans des commissions thématiques et d'autres groupes de travail, le PS était trop occupé à s'écharper à Reims et l'UMP trop absorbé par la préparation des régionales pour se rendre compte qu'un parti s'occupait réellement des enjeux européens.
Le résultat ? Un programme complet du MoDem pour la législature 2009-2014 ... alors que l'UMP en est à rejouer les campagnes présidentielles de 2002 (sécurité) et de 2007 (Sarko l'homme providentiel) ... alors que le PS se retranche derrière le programme hypocrite d'une alliance hétéroclite (le PSE, qui va des amis de Benoît Hamon à ceux de Gordon Brown) qui vote la plupart du temps de concert avec la droite et qui soutiendra la reconduction de l'utralibéral Barroso à la tête de la Commission.
2. Ils disent que le MoDem est libéral et, par conséquent, dangereux pour les services publics ?
Première remarque : Martine Aubry feint tout le temps d'ignorer la distinction entre libéralisme et ultralibéralisme (ou anarcho-libéralisme).
Le libéralisme, outre ses aspects politiques (libertés individuelles telles que la liberté d'expression, liberté de la Presse, multipartisme, élections libres ... soit le libéralisme politique né en 1789) et ses aspects sociaux ou sociétaux (garantie des libertés individuelles face aux oppressions religieuses ou étatiques ... soit le libéralisme synonyme de "Gauche" chez les Anglo-saxons), ne doit pas être rejeté en matière économique car, en revendiquant des libertés (liberté de circuler, liberté d'entreprendre et d'innover ...), il implique immédiatement que ces libertés sont, à l'instar de toutes les autres, protégées par leurs propres limites. Pour les démocrates, ces limites se résument en une préoccupation : faire de l'Humain le centre du système, et non pas un outil asservi au système. Tout le contraire de l'ultralibéralisme qui, sous couvert de "réformes" (terme consensuel cachant en réalité une volonté de dérégulation et de destruction des gardes-fous sociaux), met en place une loi de la jungle d'une brutalité extrême dans laquelle l'Humain est irrémédiablement broyé.
Deuxième remarque : En admettant que Martine Aubry pensait bien aux ultralibéraux ... ces derniers sont-ils les alliés du MoDem au Parlement européen ?
Ils appartiennent en effet à un grand groupe parlementaire, l'ADLE (Alliance des Démocrates et Libéraux pour l'Europe). Au sein de cette alliance simplement destinée à équilibrer les rapports de forces (entre les groupes du PPE et du PSE), le Parti démocrate européen (PDE), qui regroupe essentiellement le MoDem et le centre-gauche italien, vote systématiquement contre les propositions de dérégulation avancées par les composantes les plus ultralibérales de l'ADLE, qu'il retrouve plutôt sur ses conceptions libérales - au sens politique du terme - de l'Europe. C'est d'ailleurs un eurodéputé MoDem, Bernard Lehideux, qui avait proposé d'exclure de la tristement célèbre "directive Bolkestein" tous les services publics ou sociaux, afin d'éviter tout effet de "dumping social".
Le MoDem défend donc les services publics au niveau européen, n'en déplaise aux fabulistes du PSE !
3. Ils disent que Bayrou détourne le scrutin et ne pense qu'à 2012 ?
Présenté par ceux qui ne l'ont pas lu - ou qui font semblant de ne pas l'avoir lu - comme un "pamphlet anti-Sarkozy" (alors que l'auteur ne s'intéresse pas à l'homme-Sarkozy, mais au système-Sarkozy), Abus de pouvoir est sorti à l'occasion du second anniversaire de l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy. Leader d'une des principales formations politiques françaises, Bayrou était tout à fait dans son rôle en dressant un inventaire, un constat, un examen critique de la politique menée depuis deux ans par ses adversaires. Il accomplissait ainsi son devoir d'opposant, fidèle aux citoyens qui lui en ont donné le mandat.
Bayrou a dressé ce constat dans un ouvrage pourvu de qualités littéraires et de formules percutantes. Le PS a fait la même chose, à sa façon, mais avec une revue distribuée en interne (hebdo des socialistes du 6 mai). Juste une question de style, donc.
Bayrou prépare-t-il 2012 ? Indubitablement ... et heureusement, car le grand projet alternatif que nous proposerons aux Français se construit jour après jour, et non pas, au dernier moment, dans une de ces grandes bouffées de démagogie aux mille "priorités" et aux mille promesses intenables propres aux deux grands partis clivagistes.
Bayrou néglige-t-il les enjeux européens au profit d'enjeux franco-français ? Au contraire, il les lie intimement dans une vision d'ensemble, en réaffirmant sa volonté d'intégrer davantage la France dans une UE capable d'harmoniser vers le haut et de proposer des solutions concertées aux crises et aux autres défis planétaires. La question de la place de la France dans le monde passe en efet par son rôle au sein de l'Union. En reliant les débats strasbourgeois (ceux que les démagogues désignent comme le fait d'une lointaine "Bruxelles") à leurs conséquences sur le plan national (et, surtout, par leur poids dans notre législation), Bayrou et les candidats du MoDem tentent de démontrer aux citoyens français que l'UE est omniprésente dans leur vie. Il est par conséquent indispensable d'envoyer à Strasbourg des parlementaires européens compétents, porteurs d'une vision humaniste de l'intégration et du développement de l'Europe politique.
4. Ils disent que le MoDem est contre un emprunt européen ?
C'est Harlem Désir, à court d'arguments face à Marielle de Sarnez, qui a balancé cette énormité. Orange pressée démonte ce mensonge en rappelant l'amendement, adopté sur la proposition d'un eurodéputé MoDem, dans lequel le Parlement européen établit le principe d'un emprunt européen.
Lors de sa venue à Saint-Dié, Jean-François Kahn avait quant à lui exposé un projet d'emprunt européen, qu'il comparait aux grands "emprunts nationaux" de notre Histoire, et dont les taux d'intérêt différenciés favoriseraient les classes moyennes. Dans le programme du MoDem (p. 2), il est question de "financer le plan de relance européen par un emprunt européen, qui pourra atteindre selon l'évolution de la crise jusqu'à 3 % du PIB". L'emprunt européen est donc bien un projet du MoDem !
Forte d'un programme ambitieux et crédible, qui remet l'Humain et ses libertés individuelles, collectives et civiques au coeur du système, la stratégie du MoDem est à la fois fondée sur l'opposition (opposition au règne de l'argent et du profit souhaité par Sarkozy en France et par Barroso dans toute l'Europe) et sur la proposition (le programme du MoDem).
Face à la frilosité et à l'égoïsme des conservateurs des deux partis clivagistes, qui savent si bien s'entendre pour bloquer le changement, il est temps de briser les mensonges et de créer, enfin, une Europe démocrate et humaniste.
Joseph
11:15 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aubry, martine aubry, ps, pse, modem, libéral, européennes, élections, programme du modem
31.05.2009
J - 7 : Citoyens, réveillez-vous !
Hier, j'avais revêtu mon t-shirt orange (dont la couleur rappelle à un journaliste local, qui m'en a fait la remarque malicieuse, le monstre gentil des programmes télévisés de son enfance) pour aller tracter avec d'autres militants déodatiens du Mouvement démocrate.
Après avoir distribué notre programme et notre liste sur un marché, je ne peux que dresser un constat mitigé des réactions des personnes abordées, dont une grande partie ignore tout des enjeux, des modalités et même de la date (!) des élections européennes de la semaine prochaine.
Florilège de réactions de passants :
"Ah non, pas de politique !" Commentaire : Il y a sans doute des gens qui préfèrent ne jamais prendre leurs responsabilités pour mieux se blottir dans un confortable "Tous pourris" qui justifie bien mal leur refus ou leur peur du choix. Quand l'abstentionnisme cherche à se parer d'une idéologie de comptoir ...
"Je ne vote pas ici" Commentaire : Les circonscriptions électorales regroupent plusieurs régions (la circonscription Grand-Est correspond à l'Alsace, la Bourgogne, la Champagne-Ardenne, la Franche-Comté et la Lorraine). Tous les passants qui répondaient ainsi étaient en réalité domiciliés dans la même circonscription ... sans le savoir.
Plutôt que de diffuser des clips orientés assimilant l'Europe à un consensus mou orchestré par les partisans de Sarkozy, le pouvoir en place aurait mieux fait d'informer plus sérieusement les citoyens sur les enjeux et les modalités du scrutin. En réalité, il n'y voyait aucun intérêt, tablant sur un fort taux d'abstention (corrélatif à une démobilisation des oppositions) qui pourrait s'avérer favorable à ses listes.
[A propos de François Bayrou] "On ne peut pas dire qu'on est à gauche quand on est un mec de droite" Commentaire : Bayrou n'a jamais affirmé qu'il était "à gauche" ou de l'autre côté de ce stupide et illusoire clivage. Il est aujourd'hui au centre (et, indubitablement, au centre des craintes du PS et de l'UMP), et, si l'on reprend la formule judicieuse de Jean-François Kahn, il est "en avant". Le Mouvement démocrate (PDE) est en effet à l'avant-garde, devant les conservateurs que sont l'UMP (PPE) et le PS (PSE), dont les votes sont d'ailleurs le plus souvent convergents au Parlement européen.
Heureusement, bien des passants nous ont réservé un accueil plus chaleureux (plus républicain, pourrait-on dire), en nous confiant, pour certains, qu'ils voteraient pour le MoDem, qu'ils étaient conscients de la part prépondérante de l'application des directives européennes dans notre législation nationale (il y a encore des citoyens bien informés !), ou, tout simplement, en nous promettant qu'ils liraient le programme des démocrates avant de faire leur choix.
Se rendre aux urnes dimanche prochain, c'est se prononcer sur le rôle et l'esprit de l'Europe pour les cinq prochaines années à un moment crucial de l'Histoire de l'humanité (crise du capitalisme, crise écologique, crise sociale, crise démocratique, émergences de nouvelles puissances, montée en puissance de nouveaux risques ...). Citoyens, ne laissez pas passer cette opportunité unique : le 7 juin, votez !
09:02 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : abstention, européennes, 7 juin, élections, modem
25.05.2009
J - 13 : Mini-quizz : Lequel de ces partis n'a pas jugé utile de présenter une liste en Outre-Mer ?
1. Le Front de Gauche (Parti de Gauche + Parti communiste français) ? 
2. Le Front national
?
3. Le Nouveau Parti Anticapitaliste (qui a repris à son compte les slogans "anti-pwofitasyon" du LKP) ?
Réponse : 1, 2 et 3 !
15:41 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : européennes, 7juin, élections européennes, npa, besancenot, mélenchon, pg, front de gauche, fn, front national
24.05.2009
J - 14 : Bilan de mandat d'une députée européenne démocrate
Avec un taux de présence dans l'hémicycle de plus de 80 % et plus de 50 interventions lors des débats de la dernière législature européenne, Nathalie Griesbeck est une eurodéputée assidue.
Membre de la commission du budget, elle s'est particulièrement investie dans la mise en oeuvre et le suivi des politiques européennes de développement régional et de cohésion sociale.
Membre de commissions et d'intergroupes concernant des thématiques aussi diverses que les transports ou les liens Europe-Tibet, Nathalie Griesbeck est sans doute un des représentants français au Parlement européen les plus expérimentés.
Cet engagement et cette expérience sont un atout pour la construction d'une Europe humaniste à la fois sociale et performante.
Par volonté de transparence et pour prolonger sur la toile ses actions sur le terrain de l'euro-circonscription du Grand-Est, elle rend régulièrement compte de ses travaux sur son site et son blog. Elle vient ainsi de publier son bilan de mandat, que je vous invite à consulter.
15:01 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nathalie griesbeck, griesbeck, européennes, parlement européen, 7 juin, modem
20.05.2009
J - 18 : Les mensonges de Martine et de ses amis
Martine Aubry et ses amis mentent aux Français.
Ils ne mentent pas par principe ou par vice.
Mais par peur.
Peur que leur incapacité à s'opposer (Martine Aubry a d'ailleurs refusé d'être qualifiée d' "opposante", ce qui en dit long) et à tracer une nouvelle perspective crédible ne les fasse sombrer dans la marginalité.
Peur de la vacuité de leur projet européen.
Peur du nouveau grand parti qui, après avoir entrepris sa campagne européenne avant toutes les autres grandes formations (l'une ne s'occupait alors que des régionales, l'autre était empêtrée dans un congrès de scission), après avoir organisé des "cafés démocrates" souvent très didactiques et toujours très pertinents sur le fonctionnement de l'UE et les réformes que l'on doit y mener (j'ai assisté à l'un d'eux où intervenait l'eurodéputée Nathalie Griesbeck), après rappelé sa filiation idéologique avec les pères fondateurs de la construction européenne ... est aujourd'hui critiqué par ses concurrents de Droite comme de Gauche pour s'être soi-disant éloigné des questions européennes. Quand la mauvaise foi fait oeuvre de rhétorique ...
Mais le plus gros(ssier) mensonge réside dans un racourci intenable : selon Martine Aubry et ses amis, le Parti démocrate européen (PDE), au sein duquel siège les eurodéputés du MoDem, serait un complice sans vergogne des faucons de l'ultra-libéralisme et des dérégulations antisociales.
Pour rétablir la vérité, je vous renvoie à l'excellent article de Libération (feuille que l'on pourrait difficlement qualifier de "Droite" ou "ultra-libérale") rédigé la semaine dernière par Cédric Mathiot :
[...] Le PS a un objectif : dégonfler l’« imposture Bayrou » (dixit Harlem Désir) et mitraille en boucle cet argumentaire : si le leader centriste s’affiche en opposant résolu en France, le Modem penche nettement plus à droite sur les bancs du Parlement européen, notamment sur la question des services publics. Martin Schulz, président des socialistes européens invité à jouer les supplétifs lors de la campagne du PS, a trouvé une jolie formule pour ouvrir la chasse au Bayrou : « A la maison, il parle comme Karl Marx en exil, mais, à Bruxelles, il est avec des sauvages néolibéraux », clamait-il à Toulouse le 24 avril.
Sur France Inter, quelques jours plus tard, Martine Aubry insistait :« Sa voix [de Bayrou, ndlr] a rarement manqué lorsqu’il a fallu casser et libérer les services publics. Aujourd’hui même, il a signé le manifeste de Stockholm qui est le programme des libéraux dont il fait partie pour les prochaines élections européennes. Leur première demande, c’est de rentrer la concurrence dans le service public, casser l’éducation nationale, casser l’hôpital public. Voilà ce que défend, avec ses amis, M. Bayrou, en Europe. »
Preuve d’une réelle inquiétude, le PS est prêt, pour dégonfler la «tentation Bayrou» de l’électorat de gauche, à certains raccourcis, voire contre-vérités.
Contrairement à ce que répète Martine Aubry (la dernière fois en date lors du meeting de Clermont-Ferrand), le Modem n’appartient pas au parti libéral européen (ELDR). Au parlement européen, le Modem se situe dans le groupe parlementaire ADLE (Alliance des démocrates libéraux européens), créé voilà cinq ans. Ce groupe rassemble le Parti démocrate européen (petit parti cofondé par le Modem et les démocrates italiens) et donc l’ELDR d’orientation libérale, voire ultralibérale. Un voisinage assumé par le Modem : « Nous sommes en accord avec les libéraux sur les questions institutionnelles, mais pas sur les questions économiques et sociales. C’est clair depuis le début », revendique Marielle de Sarnez, vice-présidente du Modem.
De fait, si le manifeste de l’ELDR (que le Modem n’a pas du tout signé, n’appartenant pas au parti) milite pour un « renforcement et une extension du marché unique dans le domaine de l’énergie, des chemins de fer et des soins de santé, tout en facilitant davantage la libre circulation des services et des travailleurs », le programme du Parti démocrate européen affiche un discours beaucoup plus soft…
Mais au diable les nuances, le PS veut surtout cogner dur. [...]
Le PS reproche ainsi au Modem de s’être opposé au vote d’un amendement socialiste excluant du champ de la directive Bolkestein les services d’intérêt général et les SSIG (services sociaux d’intérêt général). Une charge qui omet de signaler que le Modem avait préféré voter son propre amendement… au contenu identique.
Gilles Savary, eurodéputé socialiste sortant (mais pas reconduit sur les listes) et spécialiste des services publics, reconnaît que la critique relève de la caricature : « Le Modem n’a pas toujours défendu les positions du PS sur les services publics, mais il n’a pas pour autant voté avec les libéraux. Le Modem a beaucoup évolué sur ces questions en dix ans. Depuis la dernière mandature, ils ont régulièrement aligné leur position sur celle du PSE, qui sont souvent moins radicales que celles des socialistes français. Pour être conséquentes, les critiques portées par Aubry sur le Modem devraient aussi l’être contre une partie du PSE. »
Lors du vote de la directive Bolkestein, le Modem avait ainsi voté nombre d’amendements contre l’ELDR, et aux côtés des socialistes. Et, pour le vote final, les eurodéputés du parti centriste avaient finalement voté pour l’adoption du texte. Contre le PS français. Mais avec le reste du PSE.
On pourrait ajouter à ce dernier constat que, dernière son "Manifesto" et son unanimisme de façade, c'est bien le PSE dont les composantes ibériques et anglaise devraient soutenir la reconduction à la tête de la commission européenne du chantre de l'ultralibéralisme et du bushisme en Europe, à savoir J. M. Barroso.
Le PS de Martine Aubry, qui se décharge de son manque de projet européen sur une alliance hétéroclite, le PSE, dont les votes rejoignent le plus souvent ceux du PPE, est donc fort mal placé pour dénoncer son concurrent en diabolisant ses partenaires ponctuels de groupe parlementaire.
Largement devancé dans les sondages par le parti au pouvoir (du jamais-vu lors d'une élection intermédiaire), le PS tente de relancer sa campagne, avec le soutien rhétorique de ses alliés objectifs de l'UMP et des Verts, en peignant sur la muraille une grande fresque épique de la glorieuse croisade de la "Gauche contre la "Droite", des "Socialistes" contre les "Libéraux".
Or, cette croisade clivagiste est d'autant plus illusoire que les deux "gros" partis semblent s'être parfaitement concertés pour empêcher l'avènement d'une politique nouvelle pour l'Europe.
Aux électeurs bien informés de leur donner tort le 7 juin prochain !
10:51 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, européennes, schulz, aubry, adle, pde, modem, bayrou
16.05.2009
J - 22 : De nouvelles images dramatiques de réfugiés échoués sur nos rivages !
20:38 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau centre, hervé morin, européennes, annecy, afp







