30.06.2009
P***, deux ans !
Cela fait deux ans que je tiens ce modeste blog politique.
Je l'ai commencé au lendemain des législatives de 2007, après avoir adhéré à un nouveau parti plein d'espoir ... et que je m'obstine encore à trouver neuf et prometteur, même s'il nécessite quelques améliorations. Ce blog m'a servi de carnet de bord pendant les campagnes des municipales (2008) et des européennes (2009). Il m'a permis d'exposer et développer mes idées, qui ont - un peu - évolué, et de pousser mes coups de gueule ... qui ont rarement été démentis par les faits.
Les mises à jour et les publications ont souvent été irrégulières (avec des pics à deux notes par jour et des creux à moins d'une note par mois), car je trouve rarement la motivation d'écrire sur des sujets qui ont été mieux traités par d'autres ou de surrenchérir quand l'essentiel a déjà été dit (et mieux dit). A côté du flot inconstant des visiteurs uniques, j'ai la chance d'avoir des lecteurs fidèles, qui m'encouragent souvent ... ou qui croassent quelquefois (avec raison) quand je suis trop long dans mes développements (il est vrai qu'il est pénible de lire de longs textes sur un écran, et les messages les plus efficaces sont les plus concis).
Écrire est à la fois un plaisir et un exutoire. C'est ma modeste contribution au débat. Si mes arguments et mes analyses peuvent être profitables à d'autres, tant mieux. Sinon, tant pis : ce blog pourra toujours me servir de bloc-notes. Un bloc-notes immatériel, qui a l'immense avantage de ne pas venir se noyer dans le savant désordre de mes papiers.
Après un mois de juin particulièrement bien rempli (européennes et actualité politique déodatienne), ce blog passe en "mode été" : les mises à jour seront plus rares jusqu'à la fin du mois de septembre. Et après ? Au programme de la "Saison 3" d'Orange démocratique : des notes sur les régionales, sur Saint-Dié, sur 2012 (eh, oui !) ...
A bientôt !
Joseph
P.S. : Mes excuses aux utilisateurs d'Internet Explorer, navigateur qui ne semble plus vraiment compatible avec ce blog (problèmes d'affichage). L'occasion d'installer - gratuitement - Firefox ?
20:40 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, internet, nombril
27.06.2009
Au secours ! La vieille UDF revient. (Acte II)
Malgré leur invitation (sur laquelle je m'interroge toujours), je ne suis pas allé au congrès fondateur de l' « Alliance centriste » du sénateur Jean Arthuis.
Morbide tentative de réanimation du cadavre glacial de l'UDF giscardienne, le lancement de ce nouveau parti politique (c'est vrai qu'il n'y en a pas encore assez en France) allie contrefaçon flagrante et bide monumental.
Contrefaçon flagrante, car ces « centristes » de droite ont adopté pour l'occasion une charte éthique et une charte des valeurs prônant les idées « humanistes, sociales, libérales et européennes » et mettant l'accent sur les notions de « développement durable et d'économie sociale de marché ». Cela ne vous rappelle rien ? A quand une loi contre le piratage politique ?
Bide monumental, car il n'y avait que 200 personnes à avoir fait le déplacement pour assister à cette pantalonnade paresseusement téléguidée par Nicolas Ier (à comparer aux 6000 personnes du congrès fondateur du MoDem, à Villepinte). Heureusement que le Nouveau Centre, antenne « centre-mou » de l'UMP, avait dépêché en renfort une bonne partie de ses rares militants ! Mais, que voulez-vous, les Français préféreront toujours l'original à la pâle imitation !
On tente de flinguer le MoDem par tous les moyens, même par les plus dérisoires ou les plus grossiers. Cela ne doit que nous encourager à moderniser et à améliorer notre mouvement, qui n’a que faire du « centrisme », surtout quand ce dernier rime invariablement avec « centre-droit » : nous sommes avant tout des démocrates, farouchement libres et non-alignés.
19:45 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alliance centriste, arthuis, benoît, udf
24.06.2009
Au secours ! La vieille UDF revient.
Hasard du calendrier ?
Au moment même où Michel Mercier quitte le MoDem pour entrer au gouvernement, un autre coup de pied de l'âne vient frapper ma boîte mail, à mon grand étonnement : « Rassembler les centristes » (RLC), un groupuscule d'élus nostalgiques de l'UDF de Giscard mené depuis 2008 par le sénateur Arthuis (à gauche sur la photo), vient de m'envoyer une invitation à son congrès fondateur.
Je ne peux que m'interroger sur le sens de la démarche des RLC, qui proclament leur indépendance tout en posant comme préalable les alliances à droite. Un retour pur et simple à l'UDF d'avant 2006 ?
Ils écrivent : « Ce nouveau parti [...] se repositionnera là où se trouvaient nos illustres aînés ». Au centre-droit, donc.
Pourtant, un parti occupe déjà le même créneau : il s'agit du « Nouveau Centre », assimilé à l’UMP.
Pour en revenir à la date de ce congrès fondateur de RLC, moins de trois semaines après les européennes, il faut se souvenir de la démarche comparable menée par un certain Cornillet, alors candidat aux sénatoriales, au lendemain des municipales de 2008. Les grandes déclarations cachaient alors les grandes manoeuvres entreprises entre les murs du Palais du Luxembourg.
De la même manière, la création d'un nouveau parti de centre-droit pourrait s'inscrire dans l'actualité de la Chambre haute. En effet, l'entrée de Mercier (futur adhérent de RLC ?) au gouvernement bouge les lignes au Sénat : une recomposition de l'insolite groupe "centriste" (mêlant sarkozystes du Nouveau Centre, Bayrouistes du MoDem, et de prudents "sans-étiquette") est-elle à l'ordre du jour ? Les six sénateurs démocrates fidèles à François Bayrou vont-ils se retrouver parmi les non-inscrits ? Cela aurait au moins le mérite de lever certaines ambiguités.
Je m'interroge quand même sur la manière dont les amis de M. Arthuis ont relevé mon adresse pour l'inscrire sur leur liste de diffusion électronique, alors que je n'ai jamais manifesté l'envie de m’étouffer avec cette vieille poussière.
Le positionnement au "Centre" est-il une fin en soi ou, simplement, une situation politique par défaut ? J'opterais plutôt pour la seconde solution, et, par conséquent, je ne me revendique pas spécialement comme "centriste" : je suis avant tout un démocrate, et le seul parti qui défend mes valeurs et mes idéaux est le MoDem de François Bayrou. Aux "Générations engagées", aux "Promoteurs" et aux autres jeunes énergies de ce mouvement de lui donner les moyens de s'imposer comme une force alternative à vocation majoritaire, contre toutes les vieilles combinaisons usées des Morin, Mercier, Arthuis et compagnie, morts-vivants d'une vieille UDF enterrée en 2006 au Congrès de Lyon ...
Joseph
16:20 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rassembler les centristes, arthuis, modem, bayrou, mercier
23.06.2009
Sinistres signaux : "MAM Tarnac" à la Justice, un bushiste aux Affaires européennes
Au lendemain de son « discours du trône », prononcé dans les ors de la monarchie absolue, Nicolas 1er a modifié la composition de son gouvernement Fillon (Attention : ne pas confondre « gouvernement Fillon » et « Parlement croupion »).
Ne nous leurrons pas : sous Sarkozy, la politique exécutée par le gouvernement sera toujours décidée à l'Elysée, en petit comité, et les ministres, fussent-ils aussi médiatiques et brillants qu'un Frédéric Mitterrand, n'auront jamais aucune marge de manoeuvre dans l'exercice de leurs fonctions. Cela sera toujours (ou, du moins, jusqu'en 2012) un « ministère des commis ».
Cela dit, il y a certainement quelques remarques à faire sur certains choix opérés lors de ce remaniement :
- Michèle Alliot-Marie à la Justice : au vu des commentaires péremptoires que MAM avait livrés à l'opinion dans le cadre de l'arrestation et de la détention arbitraires du faux terroriste Julien Coupat, c'est l'aspect le plus noir de l'ordre sarkozyste, avec ses intimidations policières et son explosion des gardes à vue et autres mises en examen, qui est ainsi confirmé et élevé sur un piédestal.
- Michel Mercier à la Ruralité : ce débauchage étant prévu depuis longtemps, il n'est donc pas de nature à nous étonner, et encore moins à nous déstabiliser. C’est même une chance : le MoDem va enfin commencer à sortir de son ambiguïté sénatoriale, en choisissant parmi ses élus du palais du Luxembourg un nouveau trésorier un peu plus en phase avec la ligne du Mouvement.
- Rama Yade aux Sports : il y a là deux motifs de satisfaction. 1er motif : la porte pour Laporte, roi des casinos et des profits étranges. 2e motif : la fin d’une insoutenable hypocrisie, les Droits de l’Homme n’ayant jamais été à l’ordre du jour d’un gouvernement plus soucieux de faire des affaires avec tous les dictateurs de la planète.
- Lellouche aux Affaires européennes : cet atlantiste bushiste, ami de Condi Rice et fervent thuriféraire du retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, exprimera, beaucoup mieux que le villepiniste germanophile Bruno Le Maire, la vision sarkozyste d’une Europe se contentant de jouer la partition américaine.
23:55 Publié dans Gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mam, michèle alliot-marie, tarnac, coupat, lellouche, yade, mercier, sarkozy, fillon
21.06.2009
A lire : la lettre ouverte des "Promoteurs"
Je me contente de reproduire ci-dessous la lettre ouverte adressée aux dirigeants du MoDem par le groupe des "Promoteurs du Mouvement démocrate" (groupe mené par Christophe Ginisty, spécialiste de la communication et de l'Internet).
Les réformes internes proposées par les "Promoteurs" me paraissent utiles, pour ne pas dire salutaires. Tout en restant fidèles à nos valeurs, elles pourraient permettre de donner plus d'efficacité à notre mouvement en tirant pleinement partie de nos forces vives.
La mise en avant de porte-parole, dont les compétences devront - à mon avis - être liées aux spécialisations thématiques du "shadow cabinet", pourrait permettre d'améliorer considérablement notre impact sur le public, en évitant que François Bayrou soit toujours présenté comme un "homme seul", cible unique de toutes les attaques de nos adversaires. Ces porte-parole, jeunes et compétents, devront refléter la diversité, la crédibilité et le dynamisme de notre mouvement.
Je vous invite à lire les propositions des "Promoteurs", sur leur site, ou ci-dessous :
Lettre ouverte aux dirigeants du Mouvement Démocrate
Monsieur le Président, Madame la première vice-présidente, Mesdames Messieurs les vice-présidents,
Nous, élus, cadres du Mouvement, membres des instances dirigeantes du Mouvement Démocrate, candidats MoDem aux derniers scrutins, adhérents et militants,
Nous qui venons d’univers différents : de l’ancienne UDF, de partis de gauche ou de droite, de partis écologistes, de syndicats, du monde associatif ou de la vie civile et de l’entreprise privée,
Nous nous retrouvons dans les chartes d’éthique et de valeurs que vous avez rédigées et inscrites comme textes fondateurs du Mouvement Démocrate,
Nous nous sommes rassemblés autour de vos propositions de créer un nouveau champ politique, un espace protégé des dogmatismes au sein duquel les problèmes ne sont pas uniquement appréhendés à travers le prisme des stratégies électorales, un endroit qui a pour but de trouver les meilleures réponses, d’améliorer significativement la vie de chaque citoyen, le fonctionnement de notre société et de faire peser nos valeurs humanistes sur le monde,
Nous adhérons aux idées de respect qui sont les vôtres, respect de chacun des citoyens face au système économique parfois ultra-libéral, respect des institutions, des principes et des lois qui font les fondements de notre République, respect des équilibres et des opinions,
Nous encourageons chacune des positions sages que nous avons parfois été les premiers à avancer, telles que la nécessité d’imposer la recherche d’équilibre budgétaire, de refaire de l’éducation et de la recherche des sujets prioritaires pour notre pays, de repenser chacune des politiques selon les impératifs écologiques et durables, de redessiner l’ensemble de la fiscalité pour effacer les injustices et réorganiser les prélèvements et les redistributions selon les nouvelles priorités de nos sociétés, d’aider les entrepreneurs responsables et notamment le tissu si important de PME et TPE, de faire des diversités de notre pays une chance, de reconsidérer les règles du commerce international pour encourager les normes environnementales et faciliter la coopération et le développement, de préserver absolument la singularité de la France dans le concert des Nations,
Nous sommes profondément attachés à l’idéal européen tout en formant le vœu que l’Europe devienne humaniste et sociale,
Nous portons au quotidien et sur le terrain ce renouvellement politique si nécessaire que vous avez appelé de vos voeux il y a plusieurs mois déjà,
Nous voulons vous encourager ici à poursuivre ce combat et vous aider à améliorer l’exposition et la lisibilité de nos valeurs et de nos idées,
Nous voulons vous soutenir dans votre projet d’amélioration de l’organisation nécessaire pour la réalisation de ce projet,
Nous voulons aller plus vite et plus loin dans la recherche d'efficacité de notre Mouvement pour gagner les futures batailles,
Nous voulons :
- Mettre en place un conseil stratégique, tel que prévu dans les statuts, qui aura pour mission de veiller à l’organisation pratique du Mouvement Démocrate dans son ensemble, de fédérer les initiatives au plan national, et de construire un mouvement solide et organisé ayant les moyens de se présenter devant les électeurs avec toutes les ressources nécessaires à sa victoire.
- Créer un véritable « shadow cabinet », c’est-à-dire procéder à la nomination d’une dizaine de secrétaires nationaux chargés de projets, dans un domaine gouvernemental essentiel, avec réunion hebdomadaire et communication régulière sur les thématiques d’actualité. Cette structure aura la triple fonction de mettre médiatiquement en avant une équipe, de communiquer un programme, et de développer les arguments des militants et cadres du Mouvement. Elle permettra également d’améliorer notre réactivité face à l’actualité et de véhiculer ainsi nos idées dans l’opinion publique de façon cohérente.
- Nommer 2 porte-parole pour assurer la présence en media, media thématiques, sur le web et pour diriger une cellule de veille capable de réagir par communiqué, d’informer les élus et la direction sur les propositions ou les attaques des autres partis. Il nous semble important de sélectionner ces porte-parole en fonction de leur connaissance des medias et pas nécessairement en fonction de leur mandat, ceci afin de ne pas recréer l’image d’un parti de notables. La création, sous la responsabilité des porte-parole, d'une cellule de communication composée de militants reconnus pour leurs compétences professionnelles dans les différents domaines de la communication, afin de travailler à l’optimisation de l’image du Mouvement Démocrate et de ses cadres dans la cité, et éviter ainsi que se reproduisent les nombreuses « mauvaises » postures de ces derniers jours. Cette cellule de communication devra avoir la charge de la conception des stratégies et des outils sélectionnés dans chacune des campagnes électorales, ainsi que la capacité à gérer la communication de crise.
- Nommer un coordinateur national de l’action militante dont la mission sera de coordonner l’action militante sur le terrain, en relation permanente avec les mouvements départementaux. Sa mission consistera à donner la parole aux militants et à échanger avec eux, pour mettre le parti en ordre de marche et régler les nombreux conflits départementaux qui restent en cours à quelques mois des élections régionales. Sa mission aura également pour objectif de mieux maîtriser et coordonner les actions militantes, et de communiquer de façon directe et spontanée avec les militants, en utilisant pour cela les outils de communication les plus performants.
- Favoriser la création d’un « think tank » du Mouvement Démocrate ayant une existence propre et organisant le travail des commissions thématiques, afin de produire constamment des idées nouvelles pour enrichir notre plateforme programmatique.
- Nommer un coordinateur des stratégies numériques du Mouvement Démocrate, éventuellement dans le cadre de l’activation de la fédération internet, afin de rationaliser les outils actuellement utilisés, concevoir une stratégie globale et coordonnée, tant au niveau national qu’au niveau départemental et local, et innover en permanence par l’utilisation des solutions les plus modernes.
Nous, les Promoteurs, voulons que ces nominations soient soumises à l’approbation des militants via leurs structures représentatives.
Nous, les Promoteurs, vous demandons de vous engager sur chacun de ces points par des actes et des décisions concrètes. Nous sommes persuadés que les idées et les valeurs du Mouvement Démocrate peuvent triompher, mais il est vital de construire une organisation capable de nous porter vers les succès électoraux que nous ambitionnons.
Nous, les Promoteurs, restons fidèles à notre mouvement et nous vous réaffirmons notre confiance. Une confiance qui n’exclut pas aujourd’hui une certaine exigence, pour un Mouvement Démocrate se donnant vraiment les moyens de gagner avec ses militants.
Sur ces bases, Nous, les Promoteurs, nous engageons aujourd’hui et pour l’avenir, à mener toutes les actions positives qui seront nécessaires à l’organisation d’un front démocrate d’opposition permettant d’offrir une alternative politique digne de notre pays.
Les Promoteurs.
Fondateur : Christophe Ginisty
11:58 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, promoteurs, les promoteurs, ginisty
19.06.2009
MoDem : communiqué de la section de la 2e circonscription des Vosges
Européennes : Nous remercions tous les électeurs qui ont choisi notre liste menée par Jean-François Kahn et nous félicitons nos candidats pour la passionnante campagne de terrain qu’ils ont réalisée à vos côtés. Eurodéputée active et assidue, Nathalie Griesbeck saura dignement représenter les citoyens des régions du Grand-Est au parlement de Strasbourg.
Saint-Dié : Nous prenons acte de la décision du Conseil d’Etat, tout en regrettant que les citoyens n’aient pas eu l’occasion d’avoir le dernier mot.
Nous renouvelons notre confiance à Serge Vincent et nous comptons sur lui pour continuer à défendre les valeurs et les principes démocrates et humanistes au conseil municipal.
Nous appelons le maire à garantir les conditions d’un débat démocratique digne et serein.
Avenir : Notre section de la 2e circonscription va participer à la préparation des futures échéances (régionales de 2010, cantonales de 2011) qui nous permettront de proposer un projet d’avenir autonome et alternatif pour nos collectivités territoriales. A cette fin, tous les démocrates et sympathisants qui voudront nous apporter leur soutien et leurs compétences seront les bienvenus.
L’équipe d’animation de la 2e circonscription
http://modem88-02.hautetfort.com/
Tél : 03-29-63-15-42
16:44 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : daniel fierobe, kahn, griesbeck, serge vincent, saint-dié, vosges, régionales, cantonales
14.06.2009
Les Très Riches Heurts du conseil municipal de Saint-Dié (III) : " Drôle de démocratie ! "
Le ton avait été donné dès lundi soir.
Dès l'annonce, par le Conseil d'Etat, de la validation du scrutin de 2008 et de l'invalidation de l'élection de Damien Parmentier, les bouchons de champagne étaient venus heurter les lambris de l'hôtel-de-ville, célébrant le soulagement de ceux qui craignaient devoir affronter, dans des conditions incertaines, la sanction du suffrage universel. A ce sentiment de soulagement avait rapidement succédé la tentation du triomphalisme. En effet, sitôt la bacchanale terminée, plusieurs affidés de Christian Pierret avaient bondi au volant de leur véhicule pour faire le tour de la ville en klaxonnant, histoire de marquer leur territoire à grand renfort de combustion d'énergies fossiles. Ce qui n'avait pas manqué de me rappeler cette expression imagée : "aller droit dans le mur ... en klaxonnant" (expression qui bien pourrait s'appliquer à la gestion de la ville par la "majorité").
D'autres blogueurs (pro-Pierret et anti-Pierret) ont déjà raconté, à leur manière, ce grotesque spectacle.
Le message était clair : l'ange gardien du Pierretisme étendait à nouveau son ombre sur la cité de Déodat. En faisant ainsi bruyamment crisser ses sombres élytres, il intimait aux opposants l'ordre de se taire à jamais.
Dans ces conditions, le conseil municipal de ce matin ne pouvait que pâtir d'une ambiance délétère. Et il en fut - malheureusement - ainsi.
Vice de forme
Arrivés en nombre par une entrée de service, les supporters de Christian Pierret occupaient les premiers rangs. En prenant le micro, M. Pierret avait peut-être en tête les lumineux discours d'un Blum et les glorieuses tribunes d'un Jaurès. Or, quand ses supporters se levèrent à son entrée en frappant frénétiquement des mains et en criant "Christian ! Christian !", on se serait davantage cru à un spectacle de Bigard ou de Patrick Sébastien. Le show pouvait commencer.
Le point principal de l'ordre du jour concernait le remplacement, à la table de l'opposition, de Damien Parmentier par son colistier Michel Boulet. Or, le conseil municipal ayant été convoqué et réuni avant la notification préfectorale de ce remplacement aux principaux intéressés, c'est la légalité de la séance toute entière qui est remise en cause par les membres de l'opposition.
Par respect des règles républicaines, Michel Boulet a par conséquent refusé de s'asseoir à la table du conseil.
Pendant ce temps, Christian Pierret lut et commenta le communiqué du Conseil d'Etat, se réjouissant de la décision de la plus haute juridiction administrative de l'Etat. Or, quelques minutes plus tard, évoquant une prétendue collusion entre l'opposition et le préfet, il affirma l'existence d' "une dérive dans l'impartialité de l'Etat". Je vous laisse, lecteur, le soin de démêler ce nouveau noeud d'incohérence ...
Triomphe de la "majorité"
Ce conseil à la légalité contestée fut l'occasion, une fois n'est pas coutume, d'un nouvel exercice d'auto-célébration.
Christian Pierret a en effet félicité son équipe pour le travail accompli depuis mars 2008, soulignant que cette équipe "serre bien la ville, et serre bien les Déodatiens" (l'exactitude orthographique de ma retranscription n'est pas garantie, je tiens à le préciser).
Plus tard, l'adjointe Lovely Chrétien a également affirmé qu'en un an "tous [leurs] projets sont sortis de terre". A ces mots, une partie de l'auditoire n'a pu s'empêcher d'avoir une pensée émue pour l'hôtel de la Banque de France ou, surtout, pour le complexe Nova America, qui a tout de même goûté une bonne pelletée d'humus lors du dernier conseil.
Sérénité démocratique ou diffamation ?
Protestant au début de la séance pour avoir la parole, les membres de l'opposition s'attirèrent les élégantes remontrances de M. Pierret : "M. Benoît, vous pouvez rejoindre la région d'Amiens ! Et M. Parmentier celle d'Epinal ...". Le parterre des spectateurs pierretistes manifesta alors bruyamment son contentement.
Afin de rappeler l'assemblée à davantage de dignité, Serge Vincent obtint enfin la parole pour demander au président de ce conseil de faire respecter une ambiance plus propice à un débat démocratique serein. Cette demande fut accueillie par des quolibets.
C'est alors que Christian Pierret voulut se montrer magnanime envers celui qui a été éloigné de la table, M. Parmentier, et menaçant envers l'autre leader de l'opposition, M. Vincent. Il déclara en effet "respecter" le premier, affirmant que les documents de campagne de la liste Pierret étaient conformes à ce "respect" républicain. Sur ce point, je me permets de reproduire ci-dessous la profession de foi de ladite liste, afin de vous laisser apprécier le "respect" témoigné par M. Pierret à ses adversaires.
Dans un second temps, M. Pierret annonça publiquement qu'il venait de "déposer plainte au pénal pour diffamations et injures" et que des "mises en examen" auraient lieu.
D'où viennent ces accusations de diffamation ? Les documents de campagne des groupes de l'opposition, encore accessibles sur leurs blogs respectifs, ne peuvent être mis en cause.
A propos de diffamation, Jean-Louis Bourdon rappela que c'est bien Christian Pierret qui avait annoncé publiquement (le 11 mars 2008, sur les ondes de radio France) la présence de deux membres du Front national sur la liste de M. Vincent ... or, à la lecture des conclusions du Conseil d'Etat à propos de cette accusation mensongère, on apprend que M. Pierret et ses amis "admettent qu’elle était dénuée de fondement".
Définition du verbe "diffamer" selon le Larousse : "Porter atteinte à la réputation d'une personne ou d'un corps constitué, par des paroles ou des écrits non fondés, mensongers" ...
Placé devant ses propres contradictions par la remarque pertinente de M. Bourdon, et ne sachant que répondre, Christian Pierret fit appel à sa stratégie préférée : l'esquive. Il se garda ainsi de répondre à l'élu de l'opposition et préféra affirmer, sans qu'aucun document ne puisse étayer ses propos, que les partisans de M. Vincent ou ceux de M. Parmentier avaient fait circuler une rumeur selon laquelle M. Pierret aurait acheté des voix en échange de téléphones portables. Or, cette accusation grotesque n'a jamais été diffusée par l'opposition, et je mets au défi quiconque de me prouver le contraire.
"Drôle de démocratie !"
Comme Damien Parmentier était membre de plusieurs commissions municipales, un point de l'ordre du jour portait sur la nomination de nouveaux commissaires municipaux. A la consternation de l'opposition et d'une partie de l'auditoire, M. Pierret et ses adjoints se mirent alors à jouer un étrange sketch, nommant arbitrairement des membres de l'opposition à ces postes avant de faire voter la "majorité" en faveur de ces propositions ... Et tout cela malgré les dignes protestations des intéressés, qui avaient beau signaler qu'ils n'étaient pas candidats. "Vous pourrez toujours démissioner !" leur répondit M. Pierret.
Peu entendu en raison de son micro coupé, M. Bourdon émit à cette occasion une remarque qui résume assez bien l'ensemble de la séance : "Drôle de démocratie !"
Joseph
16:07 Publié dans Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : saint-dié, pierret, parmentier, vincent, boulet, bourdon, démocratie
10.06.2009
La Franc-maçonnerie et la démocratie, de l'oncle Sosthène aux "Frères" du XXIe siècle
[...] Mon oncle était franc-maçon.
Moi, je déclare les francs-maçons plus bêtes que les vieilles dévotes. C'est mon opinion et je la soutiens. Tant qu'à avoir une religion, l'ancienne me suffirait.
Ces nigauds-là ne font qu'imiter les curés. Ils ont pour symbole un triangle au lieu d'une croix. Ils ont des églises qu'ils appellent des Loges, avec un tas de cultes divers : le rite Écossais, le rite Français, le Grand-Orient, une série de balivernes à crever de rire.
Puis, qu'est-ce qu'ils veulent ? Se secourir mutuellement en se chatouillant le fond de la main ? Je n'y vois pas de mal.
Ils ont mis en pratique le précepte chrétien : "Secourez-vous les uns les autres." La seule différence consiste dans le chatouillement. Mais, est-ce la peine de faire tant de cérémonies pour prêter cent sous à un pauvre diable ? Les religieux, pour qui l'aumône et le secours sont un devoir et un métier, tracent en tête de leurs épîtres trois lettres : J.M.J. Les francs-maçons posent trois points en queue de leur nom. Dos à dos, compères.
Mon oncle me répondait : "Justement nous élevons religion contre religion. Nous faisons de la libre pensée l'arme qui tuera le cléricalisme. La franc-maçonnerie est la citadelle où sont enrôlés tous les démolisseurs de divinités.
Je ripostais : "Mais, mon bon oncle (au fond je disais : "vieille moule"), c'est justement ce que je vous reproche. Au lieu de détruire, vous organisez la concurrence : ça fait baisser les prix, voilà tout. Et puis encore, si vous n'admettiez parmi vous que des libres penseurs, je comprendrais ; mais vous recevez tout le monde. Vous avez des catholiques en masse, même des chefs du parti. Pie IX fut des vôtres, avant d'être pape. Si vous appelez une Société ainsi composée une citadelle contre le cléricalisme, je la trouve faible, votre citadelle."
Alors, mon oncle, clignant de l'oeil, ajoutait : "Notre véritable action, notre action la plus formidable a lieu en politique. Nous sapons, d'une façon continue et sûre, l'esprit monarchique."
Cette fois j'éclatais. "Ah ! oui, vous êtes des malins ! Si vous me dites que la Franc-Maçonnerie est une usine à élections, je vous l'accorde ; qu'elle sert de machine à faire voter pour les candidats de toutes nuances, je ne le nierai jamais ; qu'elle n'a d'autre fonction que de berner le bon peuple, de l'enrégimenter pour le faire aller à l'urne comme on envoie au feu les soldats, je serai de votre avis ; qu'elle est utile, indispensable même à toutes les ambitions politiques parce qu'elle change chacun de ses membres en agent électoral, je vous crierai : "C'est clair comme le soleil !" Mais si vous me prétendez qu'elle sert à saper l'esprit monarchique, je vous ris au nez.
[...]
Et il fallait voir mon oncle Sosthène offrir à dîner à un franc-maçon. Ils se rencontraient d'abord et se touchaient les mains avec un air mystérieux tout à fait drôle, on voyait qu'ils se livraient à une série de pressions secrètes. Quand je voulais mettre mon oncle en fureur, je n'avais qu'à lui rappeler que les chiens aussi ont une manière toute franc-maçonnique de se reconnaître.
Puis mon oncle emmenait son ami dans les coins, comme pour lui confier des choses considérables ; puis, à table, face à face, ils avaient une façon de se considérer, de croiser leurs regards, de boire avec un coup d'oeil comme pour se répéter sans cesse : "Nous en sommes, hein !"
Et penser qu'ils sont ainsi des millions sur la terre qui s'amusent à ces simagrées !
[...]
Guy de Maupassant, Mon oncle Sosthène, 1882
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Ce n'est pas du tout un hasard si la publication de ces lignes mordantes et ironiques de Maupassant correspond à un moment de l'Histoire de France qui voit la République et la démocratie s'enraciner enfin dans nos institutions (1879 : les Républicains sont enfin majoritaires dans les deux chambres du Parlement - 1881 : Loi sur la liberté de la Presse - 1884 : Légalisation des syndicats ...). Nous sommes alors au début de l'ère démocratique, dont 1848 ne fut que l'enthousiasmant mais brouillon prolégomène.
Cette "ère démocratique" n'est pas une fin de l'Histoire. Elle n'est pas un achèvement. La démocratie, en effet, ne peut être un système "fini" ou un "régime" définitivement figé sur des tablettes de marbre noir : c'est un idéal en perpétuelle construction, débutant avec la démocratie représentative (triomphante à l'époque de Maupassant) et se dirigeant vers une démocratie absolument directe, en passant par une lutte constante pour l'éducation et l'émancipation intellectuelle des citoyens (conditions sine qua non du débat démocratique).
Cette "ère démocratique", aujourd'hui inachevée, fut précédée d'une "ère pré-démocratique" et d'une période de transition "proto-démocratique".
L'ère pré-démocratique est celle des sujétions de toute sorte. Sujétion à un seigneur (féodalité), à une tradition, à une Église (cléricalisme) ... C'est l'Ancien régime.
Cette période prend fin en 1789 : les sujétions sont brisées mais, en l'absence d'un corps civique mûr, on peine à les remplacer par l'expression légitime de la volonté générale. On entre alors dans près d'un siècle de crises et d'expériences démocratiques, avec des avancées hésitantes et des reculs brutaux. C'est l'ère "proto-démocratique" : le logiciel démocratique existe enfin, mais les citoyens ne sont pas encore prêts à l'utiliser à bon escient, n'en comprenant ni le mode d'emploi ni les finalités. Sur certains points, on peut considérer que cette période de difficile apprentissage et d'errements se prolonge sporadiquement jusqu'à notre époque ...
Apparue à la fin de l'ère pré-démocratique (au XVIIIe siècle), la Franc-maçonnerie en a précipité la chute. Ce sont en effet les loges qui ont servi de creuset à la formulation des idées révolutionnaires de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.
Qu'est-ce qu'une loge à cette époque ? Un îlot de liberté de parole dans un océan de censure et de dogmes, un cercle ignorant le joug de l'absolutisme ou de l'Église, un lieu où les hommes cessent d'être les membres d'un "Ordre" (clergé, aristocratie ou tiers-état) pour devenir des frères égaux en droits. Or, les mouchards et les censeurs de l'Ancien régime s'infiltraient partout : il a donc fallu avoir recours à une certaine discrétion, créant et entretenant ainsi l'image erronée d'une société secrète.
Après l'explosion révolutionnaire, à laquelle ils prirent une part non négligeable, les "Frères" furent appelés à jouer un rôle important pour initier les expériences les plus progressistes de l'ère "proto-démocratique". A une époque où les partis et les autres associations n'existaient pas encore, où la liberté de la presse et les autres libertés d'expression restaient plus que précaires, où les masses, sous-éduquées, n'étaient pas prêtes à s'émanciper des intérêts des puissances aristocratiques et cléricales, il fallait en effet fonder les bases de la démocratie sur une élite ... sans le Peuple. Insuffisamment entraînée et équipée, l'armée de la démocratie ne pouvait se lancer tout de suite sur le champ de bataille. Les clubs, les salons, les journaux, les arrière-salles d'estaminet ... et les loges maçonniques servirent donc d'éclaireurs.
La république démocratique enfin mise en place, les loges auraient pu se dissoudre au profit de lieux de débat (presse libre, partis politiques, associations, élections ...) ouverts à tous et parfaitement transparents. Il n'en fut rien, ce qui créa un décalage entre un peuple plus mûr et ces anciens îlots de liberté progressivement devenus des institutions opaques. Ce décalage donna naissance à une incompréhension croissante, mère de monstruosités insoutenables telles que les thèses d'extrême-droite sur le prétendu "complot judéo-maçonnique".
Ces thèses dangereuses furent inventées, à l'époque de Maupassant, par Drumont et ses amis de l'extrême-droite réactionnaire. Jugulée par la IIIe République, cette mouvance revint au pouvoir sous le régime de Vichy, entraînant la persécution des Franc-maçons. Ma mère m'a raconté que mon grand-père dissimulait un étrange tatouage sous son bracelet de montre : trois points disposés en triangle. Franc-maçon ou non, il avait adopté ce symbole au moment de son entrée en résistance, par solidarité envers tous les êtres humains opprimés par le totalitarisme.
Par la suite, les Frères initièrent encore de nombreux combats progressistes. Cependant, malgré de nombreuses opérations de communication vers l'extérieur et une volonté louable de démystification, le décalage entre une société démocratique avide de transparence et d'interaction, d'une part, et ces cercles peu perméables et ritualisés, d'autre part, n'a cessé de s'agrandir.
Ce qui pose aujourd'hui la question de la légitimité de la Franc-maçonnerie. Pionniers de la société démocratique, les "Frères" sont-ils encore indispensables aux progrès futurs de cette même société ?
Cette question est d'autant plus pertinente si l'on considère les autres décalages entre l'institution maçonnique et les valeurs de notre démocratie. La mixité et la parité, par exemple, ne sont pas à l'ordre du jour du Grand Orient de France (GODF), l'obédience majoritaire, qui n'accepte encore que des "Frères", ce qui a conduit les "Soeurs" et leurs défenseurs à créer des obédiences dissidentes, comme celle du "Droit humain".
De plus, au delà des critiques contre une opacité que notre temps n'accepte plus, l'image de la Franc-maçonnerie française est également ternie par les agissements de certains de ses membres. C'est ainsi que plusieurs membres de loges de l'obédience de la Grande loge nationale française (GLNF), créée par des dissidents du GODF, furent impliquées dans plusieurs sombres affaires politico-financières, comme celles des HLM de la ville de Paris ou celles du tribunal de Nice, favorisant ainsi les accusations de collusions obscures dans les hautes sphères maçonniques de la politique et de la Justice. Cette même obédience de la GLNF a été critiquée pour ses liens avec des dictateurs ou kleptocrates africains tels que Sassou-Nguesso (chef d'Etat du Congo) et le beau-fils de ce dernier, Omar Bongo (chef d'Etat du Gabon), mort il y a quelques jours.
Dans une démocratie française ayant reconnu la liberté de conscience depuis ses origines et adopté le principe de laïcité depuis 1905, il est également étonnant que les "Frères" de la GLNF soient encore obligés de croire en Dieu. C'est un des membres de cette obédience, Christian Pierret, qui le rappelle dans le Vosges Matin d'aujourd'hui : "Pour y entrer, il faut croire en Dieu". Un sésame qui paraît bien anachronique dans la France de la Séparation de 1905 et de la loi du 15 mars 2004 protégeant l'école publique des manifestations religieuses.
En tant qu'athée anticlérical et en tant que féministe, j'aurais donc bien du mal à accepter la philosophie de la plupart des loges. Mais c'est surtout en tant que démocrate que je m'interroge sur la légitimité des loges maçonniques au sein d'une société démocratique en quête d'ouverture et de transparence.
Joseph
18:43 Publié dans Culture et société | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : franc-maçonnerie, franc-maçon, obédience, godf, glnf, maupassant, omar bongo
09.06.2009
Saint-Dié : après l'esquive, l'intox' ?
Christian Pierret l'affirme : "La décision du Conseil d'Etat de ne pas annuler les élections à Saint-Dié-des-Vosges n'est pas un événement". Ce non-événement se devait donc de faire l'objet, à l'instar de tous les non-événements de la mandature Pierret, d'une vidéo publiée sur le site personnel de M. Pierret et sur le site de la ville.
Dans cette vidéo, M. Pierret déclare ce qui suit :
"L'opposition en est quitte pour avoir perdu son temps, pour avoir fait perdre beaucoup d'argent aux uns et aux autres, et notamment notre ville ..."
C'est bien entendu la partie que j'ai mise en gras qui pose problème.
Pourquoi ?
Le 12 mai, un article de Vosges Matin avait suggéré que les honoraires de l'avocat de Christian Pierret auraient été payés par les contribuables déodatiens. L'avocat en question avait alors répliqué en faisant publier un droit de réponse :
"Cet article insinue que mes honoraires dans le contentieux électoral devant le Tribunal administratif de Nancy pour le compte de M. Christian Pierret auraient été payés par la Ville de Saint-Dié-des-Vosges et donc par les Déodatiens.
Ceci est faux, mensonger et diffamatoire, ces prestations ayant fait l'objet d'une facturation directe à Christian Pierret. Il s'agit, par ailleurs, d'une accusation de détournement de fonds publics et de recel, dont toute réitération fera l'objet d'une procédure en justice afin de préserver ma réputation et mes intérêts professionnels." ("Droit de réponse de Maître Rosenstiehl", Vosges Matin, 15 mai 2009).
Si, comme l'affirme énergiquement Maître Rosenstiehl, c'est bien Christian Pierret qui a payé ces fameux honoraires sur ses deniers personnels, comment M. Pierret peut-il affirmer aujourd'hui que les procédures ont fait "perdre beaucoup d'argent" à "notre ville" ?
Maître Rosenstiehl va-t-il mettre sa menace à éxecution et, face à cette "réitération" d'une accusation de "détournemenets de fonds publics", va-t-il poursuivre son ancien client ? Il est vrai qu'à Saint-Dié, inconcevable ne veut pas dire impossible ...
Plus sérieusement, on ne peut que s'interroger sur le sens et la finalité des insinuations aussi graves qu'infondées contenues dans cette vidéo. L'arrêt du Conseil d'Etat, aussi laconique soit-il, ne doit pas être considéré par M. Pierret et son "équipe" comme un blanc-seing au déchaînement de rumeurs et de contre-vérités.
L'opposition, dont je suis plus que jamais solidaire, restera toujours très vigilante sur ce dernier point, afin d'offrir aux Déodatiens les conditions d'un débat véritablement transparent.
Joseph
10:49 Publié dans Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christian pierret, damien parmentier, serge vincent, saint-dié, conseil d'etat, élections municipales
08.06.2009
L'ordre règne à Saint-Dié
Réfutant le jugement du tribunal administratif de Nancy et les conclusions de son propre rapporteur, le Conseil d'Etat vient de valider les élections de mars 2008 à Saint-Dié-des-Vosges. Comme si cela ne suffisait pas, Damien Parmentier, un des leader de l'opposition, a été, par la même occasion, déclaré inéligible. Christian Pierret n'aura donc plus à écouter les constats accablants dressés par M. Parmentier lors des conseils municipaux. C'est la stratégie de l'esquive.
Dispensé de se justifier devant les citoyens, Christian Pierret aura été sauvé in extremis de ses propres administrés.
Il est vrai que ces derniers lui faisaient de plus en plus peur.
Hier, dans la grande salle dédiée à l'annonce des résultats des élections européennes, il s'était en effet protégé d'eux en faisant élever un rempart de barrières métalliques entre son estrade et le Peuple en contrebas, entre la plèbe debout et les sièges de l'avant-scène. Ces sièges étaient réservés à un parterre de "notables" composé des membres de la "majorité" et d'autres militants pierretistes.
Tout un symbole du système auquel notre ville est condamnée pour plusieurs années encore. L'esquive, à nouveau ... et le mépris du patricien envers la plèbe réduite au silence.
Autre symbole fort : le pluralisme.
En faisant applaudir par ses séides les résultats de la liste socialiste, Christian Pierret fit également siffler et huer par ce même cénacle la liste de l'UMP et, surtout, celle du MoDem, présentée comme "le centre". Un grand moment de tolérance politique et d'ouverture d'esprit, tout à l'honneur des "élus socialistes, républicains et centriste de la majorité municipale" (Pravda de juin, p. 18). L'élu concerné par le dernier adjectif (dont vous noterez le singulier) était pourtant fièrement assis parmi les auteurs de ce charivari pas très démocrate. Voilà qui lève les derniers doutes qui pouvaient encore subsister à la faveur des ses étiquettes, usurpées, de "démocrate" ou de "centriste".
Les vrais démocrates, les défenseurs du pluralisme et de la liberté de débat, sont donc bien au sein de l'opposition plurielle.
Cette dernière a toujours, et plus que jamais, un devoir envers les 49 % (selon les chiffres de l'an dernier validés par le Conseil d'Etat, mais nous les savons aujourd'hui bien plus nombreux) de citoyens qui lui ont fait confiance : elle doit rester vigilante, lutter contre les manoeuvres et défendre la démocratie, la transparence et le pluralisme à Saint-Dié.
Sa mission reste entière.
Joseph
18:07 Publié dans Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : saint-dié, pierret, parmentier, vincent





