09.06.2009
Saint-Dié : après l'esquive, l'intox' ?
Christian Pierret l'affirme : "La décision du Conseil d'Etat de ne pas annuler les élections à Saint-Dié-des-Vosges n'est pas un événement". Ce non-événement se devait donc de faire l'objet, à l'instar de tous les non-événements de la mandature Pierret, d'une vidéo publiée sur le site personnel de M. Pierret et sur le site de la ville.
Dans cette vidéo, M. Pierret déclare ce qui suit :
"L'opposition en est quitte pour avoir perdu son temps, pour avoir fait perdre beaucoup d'argent aux uns et aux autres, et notamment notre ville ..."
C'est bien entendu la partie que j'ai mise en gras qui pose problème.
Pourquoi ?
Le 12 mai, un article de Vosges Matin avait suggéré que les honoraires de l'avocat de Christian Pierret auraient été payés par les contribuables déodatiens. L'avocat en question avait alors répliqué en faisant publier un droit de réponse :
"Cet article insinue que mes honoraires dans le contentieux électoral devant le Tribunal administratif de Nancy pour le compte de M. Christian Pierret auraient été payés par la Ville de Saint-Dié-des-Vosges et donc par les Déodatiens.
Ceci est faux, mensonger et diffamatoire, ces prestations ayant fait l'objet d'une facturation directe à Christian Pierret. Il s'agit, par ailleurs, d'une accusation de détournement de fonds publics et de recel, dont toute réitération fera l'objet d'une procédure en justice afin de préserver ma réputation et mes intérêts professionnels." ("Droit de réponse de Maître Rosenstiehl", Vosges Matin, 15 mai 2009).
Si, comme l'affirme énergiquement Maître Rosenstiehl, c'est bien Christian Pierret qui a payé ces fameux honoraires sur ses deniers personnels, comment M. Pierret peut-il affirmer aujourd'hui que les procédures ont fait "perdre beaucoup d'argent" à "notre ville" ?
Maître Rosenstiehl va-t-il mettre sa menace à éxecution et, face à cette "réitération" d'une accusation de "détournemenets de fonds publics", va-t-il poursuivre son ancien client ? Il est vrai qu'à Saint-Dié, inconcevable ne veut pas dire impossible ...
Plus sérieusement, on ne peut que s'interroger sur le sens et la finalité des insinuations aussi graves qu'infondées contenues dans cette vidéo. L'arrêt du Conseil d'Etat, aussi laconique soit-il, ne doit pas être considéré par M. Pierret et son "équipe" comme un blanc-seing au déchaînement de rumeurs et de contre-vérités.
L'opposition, dont je suis plus que jamais solidaire, restera toujours très vigilante sur ce dernier point, afin d'offrir aux Déodatiens les conditions d'un débat véritablement transparent.
Joseph
10:49 Publié dans Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christian pierret, damien parmentier, serge vincent, saint-dié, conseil d'etat, élections municipales





Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://orangedemocratique.blogspirit.com/trackback/1774757
Commentaires
Il peut dire les pires mensonges "la tête haute et le regard fier".
Qui est cet homme ? Lisez la suite ...
Né le 12 mars 1946 à Bar-le-Duc (Meuse), Christian Pierret est ancien élève de l’ENA (promotion "Charles de Gaulle"). Il fut affecté au ministère de l’Économie de 1972 à 1976, puis à la Cour des comptes de 1976 à 1978. Élu député des Vosges en 1978, il perd son siège en 1993 à la suite de sa mise en cause dans l’affaire du Comptoir des inventions pour l’automobile. Il entre alors au groupe hôtelier Accor, dont il devient vice-président. En 1996, il bénéficie d’un non-lieu et réintègre le ministère des Finances.
Catholique-social, il fonda la section CFDT de l’ENA, puis milita à Vie nouvelle aux côtés de Jacques Delors. D’abord militant du CERES, il s’est successivement rallié à Pierre Mauroy en 1979, à Laurent Fabius en 1982, puis à Lionel Jospin en 1996. En 1979 au congrès de Metz, il déposa une motion contre François Mitterrand, s’attirant la haine tenace de celui-ci. Christian Pierret fut vice-président d’Accor, le holding de Paul Dubrulle et Gérard Pélisson (sympathisants FN), dont le vicomte Étienne Davignon (Opus Dei) est administrateur. Avec Jacques Mayoux, un financier issu de L’Oréal aujourd’hui vice-chairman de Goldman Sachs Europe, il est actionnaire du cabinet de lobbying Boury. En outre, Christian Pierret est membre de la très réactionnaire Grande Loge nationale française. Depuis 1990, il est également membre du Siècle.
Ancien ministre de l’Industrie, Christian Pierret nous confie être et chrétien et franc-maçon. Antinomique? Il le vit pleinement en toute sérénité.
Des signes qui ne trompent pas : - Christian Pierret apparaît de nouveau sur le marché alors qu’on l’y voit habituellement que lorsqu’il se présente à des élections. - Le 13 mai, nous avons eu droit à une page complète sur lui dans le journal « Vosges Matin ».
La semaine dernière, les Déodatiens ont reçu de la section locale du Parti Socialiste un tract dénigrant l’UMP Damien Parmentier...
Christian Pierret lui même Avocat d'un grand cabinet à Paris, et ayant parmi ses adjoints deux avocats, fait fonctionner ses réseaux et bénéficie semble-t-il d'une défense surdimensionnée ... alors que le commissaire du gouvernement au Conseil d'Etat devait demander la confirmation de l'annulation du dernier scrutin municipal qui a vu Christian Pierret l'emporter ...
Ecrit par : Victoire | 09.06.2009
je suis de tout coeur avec toi et partage à 100 pour 100 ton avis.
notre vigilance doit etre de tous les instants.
ne changeons pas afin de pouvoir nous regarder devant la glace sans que nos visages soient déformés.
allez salut
Ecrit par : yutaka | 09.06.2009
Ecrire un commentaire