28.04.2009

J - 40 : Jean-François Kahn à la rencontre des Déodatiens

Pour sa seconde étape vosgienne après sa visite à Epinal en février dernier, Jean-François Kahn a choisi Saint-Dié, où il a été accueilli par le vice-président responsable de la seconde circonscription, Daniel Fierobe, ainsi que par toute l'équipe du MoDem déodatien (Serge Vincent, Pascal Thomas, Damien Grandjean, Dominique Arnaud ...).

Tête de liste du MoDem aux européennes dans l'Est, M. Kahn était accompagné de sa colistière Nathalie Mercier, présidente du MoDem vosgien.

Devant un public de plus d'une centaine de personnes, Jean-François Kahn a expliqué quelles étaient les pistes à suivre pour sortir l'Europe de la crise.
Lire l'intégralité du compte-rendu sur le blog du MoDem des Vosges.

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25.04.2009

J - 43 : Jean-François Kahn à Saint-Dié

Un rendez-vous à ne pas manquer :

Jean-François Kahn est lundi soir (27/04) à Saint-Dié pour une conférence-débat
sur le thème "Un nouveau modèle de société et des solutions pour sortir de la crise".

20 h, salle Carbonnar (derrière l'hôtel de ville).

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24.04.2009

J - 44 : L'UMP va remporter les européennes, car ...

... elle s'appuie sur une base idéologique et conceptuelle à la fois ambitieuse et révolutionnaire :

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« L’Europe s’occupe de ce qu’on lui donne à s’occuper avec les personnes qui peuvent porter ces affaires à s’occuper ».
Rachida Dati, ministre de la Justice, N°2 de la liste UMP en Île-de-France


slogantoutpourri.jpgL'information n'a pas encore été confirmée, mais l'auteur du slogan de campagne de l'UMP pourrait être la petite Zohra, 4 mois ...

22.04.2009

La proportionnelle aux législatives ? Chiche !

NC Morin.jpgSacré Morin !

Le ministre de la défense, par ailleurs président du "Nouveau [sic.] Centre [re-sic.]" (micro-parti affilié à Fetia Api), vient de signer une amusante tribune sur le site d'information Rue89.

Son thème ? Pour lutter contre l'absentéisme des députés, instaurons la proportionnelle !

Cela prête à sourire, pour deux raisons :

1. Cette proposition montre l'absence totale d'influence de Morin et de ses comparses sur la politique du gouvernement sarkozyste et de ses parlementaires godillots, qui refusent catégoriquement l'introduction de la proportionnelle, qu'ils ont bannie de la fumeuse révision constitutionnelle de l'été dernier (dont M. Morin vante les "bénéfices"). Quand M. Morin s'exclame : " La bipolarisation, oui ! Le bipartisme, non ! " ... il semble encore croire que son groupuscule bénéficie d'une quelconque place à l'ombre de l'UMP. Il suffit pourtant de voir comment cette dernière l'a traité à l'occasion de la constitution des listes pour les européennes ...

2. Si l'on applique la proportionnelle intégrale, les 2 % du "Nouveau [sic.] Centre [re-sic.]" au premier tour des dernières législatives prennent une saveur particulière (à comparer aux 8% du MoDem lors du même scrutin). Ce n'est toutefois pas à la proportionnelle intégrale que pense M. Morin, mais à un modèle mixte à l'allemande. C'est d'ailleurs ce que proposait déjà François Bayrou ... lâché en rase campagne par ce cochon de Morin appâté par un juteux maroquin.

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Quand M. Morin présente le "mode de scrutin" comme la cause principale de l'absentéisme dans l'hémicycle, il faudrait rajouter que c'est surtout le cumul des mandats qui pose problème, le don d'ubiquité n'étant - hélas (?) - pas de ce monde.
Cela dit, M. Morin n'a pas tort lorsqu'il rappelle que le député étant un élu national et non un élu territorial (mais, malheureusement, avec le cumul, il est souvent les deux), il serait plus légitime de l'élire dans un cadre national et non dans celui d'une circonscription. Cela lèverait une ambiguïté dont les "gros" partis (UMP et PS surtout) jouent par caciquisme local.

Il est vrai que l'actualité démontre la nécessité de réformer la situation actuelle :
- un projet de loi poussé par le gouvernement (Hadopi) se fait rejeter par une petite partie de l'opposition, tous les autres étant partis en "vacances" !
- un projet de redécoupage électoral déchaîne de vives protestations après avoir été préparé par Alain Marleix (UMP), conseiller de Pasqua pour les fameux tripatouillages de 1986.

Dans le premier cas - comme le suggère Morin - l'élection des députés à la proportionnelle permettrait à l'Assemblée de bénéficier de l'assiduité de véritables élus nationaux (élus en tant que tels) ... mais seulement à condition d'être plus strict contre le cumul des mandats, la plupart des absents étant des élus locaux et territoriaux négligeant les responsabilités propres à leur mandat national.
Dans le second cas, le principe de la proportionnelle - appliqué à un scrutin de liste - simplifierait nettement les débats, en rendant l'élection parfaitement équitable et en mettant de côté la question houleuse des limites de circonscriptions.


Joseph

P.S. : Une ancienne note à relire sur la question du cumul des mandats : "Le cu(mu)l entre deux chaises" (31 juillet 2007).

19.04.2009

J - 49 : Trombinoscope des têtes de listes des principaux partis dans l'Est

Démocrates :

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Mouvement démocrate (MoDem) : Jean-François Kahn









Conservateurs ("Gauche") :

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Parti Socialiste (PS) : Catherine Trautmann

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Europe écologie (Verts) : Sandrine Bélier









Conservateurs ("Droite") :

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Union pour un mouvement populaire (UMP) : Joseph Daul

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Debout la République (DLR, Dupont-Aignan) : Jean-Pierre Gérard









Populistes (Extrême et Ultra-Droite) :

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Libertas (MPF de Philippe de Villiers + CPNT de Frédéric Nihous) : Christophe Beaudouin

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Front national (FN) : Bruno Gollnisch









Populistes (Ultra et Extrême-Gauche) :

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Front de Gauche (Parti de Gauche + PCF+dissidents NPA) : Hélène Franco

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Lutte ouvrière (LO) : Claire Rocher

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Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) : Yvan Zimmermann






18.04.2009

Néomalthusianisme ? Je suis (presque) d’accord avec Yves Cochet.

Invité à un colloque sur la décroissance, le député vert Yves Cochet a tenu les propos suivants, après avoir estimé le coût écologique d’un enfant européen « à 620 trajets Paris-New York » :

« Aujourd’hui, plus on a d’enfants, plus on touche. Je propose qu’une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième ».


Rapportée par Libération le 6 avril, cette idée a déclenché l’indignation des âmes bien-pensantes.
Tandis que le blogueur L’Hérétique dénonce une « connerie » « extrême-gauchiste », un autre blogueur, Malakine, va jusqu’à lier la proposition de Cochet à de futurs « génocides », comparant l’écologisme à un nouveau « totalitarisme ».
Sur le site de Marianne, Gérald Andrieu évoque une logique « imbécile ». Son article, illustré par l’adorable petite bouille implorante d’un bébé, emploie au passage un procédé d’amalgame émotionnel que l’hebdomadaire avait pourtant dénoncé à propos des campagnes publiques des cathos espagnols anti-IVG (voir ci-dessous).

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A droite : extrait d'un article de Marianne sur une campagne des cathos espagnols (utilisant des affiches comparant un bébé à une espèce à protéger).
A gauche : détail de la photo illustrant l'article de Gérald Andrieu intitulé "Pour Yves Cochet, le péril vert, c’est les bébés ! "


Au-delà de ces invectives et des dénonciations hâtives, qu’en est-il vraiment ?

L’épuisement des ressources, le réchauffement climatique (probablement lié en grande partie à des activités anthropiques plutôt qu’à une simple conjoncture climatique ... n'en déplaise à Claude Allègre) et les dégradations environnementales irréversibles (pollution des sols, érosion et désertification) sont autant de phénomènes qui connaissent une accélération exponentielle en ce début de siècle. Parallèlement à cette dégradation de notre milieu, l’augmentation de la population a relativement tendance à ralentir grâce à des processus inégaux de transition démographique ... mais sans pour autant laisser entrevoir l’espoir d’une diminution à long terme. Six milliards aujourd’hui, nous serons près de dix milliards dans un siècle et demi. Dix milliards à nous partager des ressources toujours plus précaires.

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A gauche : Malthus (par Valloton).
A droite : Ehrlich.


En 1968, le naturaliste Paul Ralph Ehrlich anticipa ce constat dans son ouvrage, The Population Bomb, dans lequel il remettait à jour – non sans alarmisme outrancier – les thèses anciennes du pasteur Malthus sur la nécessité de réguler les naissances pour éviter une surpopulation invivable.
Or, à la fin des années 1960, la société mondiale était dans une phase de développement et de consommation qui la rendait rétive à accepter ce genre de théorie rabat-joie. Il a donc fallu attendre encore plus d’une trentaine d’années avant que l’écologie politique soit considérée comme crédible et que les problèmes environnementaux entrent dans les préoccupations du public et des politiques.
Or, le modèle économique capitaliste, fondé sur la croissance exponentielle de la production (mesurée à l’aide d’indicateurs tels que le PIB ou le PNB) a triomphé à la fin des années 1980 ... avant de se heurter avec violence à ses propres contradictions en 2009.
Ce modèle capitaliste a timidement essayé d’intégrer les exigences environnementales en inventant l’intéressant concept du « développement durable », soit un nouveau modèle de croissance qui ménagerait davantage les êtres et leur milieu pour ne pas se heurter à une impasse finale. Or, il s’agit toujours d’une course à la croissance, qui implique un corrélatif simple : si la production augmente, c’est pour satisfaire les besoins croissants d’une population mondiale croissante. Cependant, le monde vivable, cet écoumène, ne peut soutenir une croissance comparable.

Face à cette limite de taille s’est érigé le concept de la « décroissance », qui souffre lui aussi des outrances de ses théoriciens lorsqu’ils proposent des solutions. Mais les questions qu’il pose n’en sont pas moins légitimes : pourquoi ne pas inverser les mécaniques économiques pour les rendre plus maîtrisables ?
Or, pour permettre la décroissance, il faudrait que la population soit elle-même « décroissante ».


C’est là que le commentaire d’Yves Cochet intervient ... avec ses limites.
Et ces dernières sont de taille.


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Ci-dessus : le député Yves Cochet (Les Verts).

1. Quel est le niveau de gouvernance ciblé par sa proposition ? Une politique de décroissance démographique ne pourrait qu’être globale. Or, aucune institution internationale n’est aujourd’hui en mesure de l’imposer efficacement.
Quant aux pays européens, en voie de vieillissement depuis plus longtemps que les autres nations, ce n’est pas à eux de fournir l’effort le plus important. Or, comment imposer une politique de dénatalisation aux pays connaissant les plus forts soldes naturels, alors même que la "fameuse" politique démographique autoritaire de la dictature chinoise a été incapable d’enrayer la surpopulation préoccupante des provinces orientales du pays ?
La proposition de Cochet n’est donc pas absurde : elle est avant tout déplacée.

2. De plus, on peut reprocher au néo-malthusianisme de Cochet son optique purement quantitative, alors que les questions démographiques nécessitent une approche qualitative. Ainsi, pour en revenir à son idée, les diminutions d’allocation ne devraient pas s’appliquer de manière aveugle, mais intégrer des critères sociaux qui permettraient d’harmoniser la charge démographique des différentes classes sociales.
Ainsi, seule une approche qualitative pourrait permettre, dans un contexte mondial de décroissance, une véritable « revanche des berceaux » de la part des classes moyennes, vitales à un progrès durable des civilisations, sur les classes pauvres. Ces dernières ne devraient plus être incitées à avoir beaucoup d’enfants avant même d’être parvenues à grimper l’échelle sociale (qu’il faudrait, parallèlement, doter d’ « échelons » supplémentaires en réduisant les inégalités et les injustices et en investissant davantage dans l’éducation et la formation).

3. Les constats démographiques et leurs éventuelles applications politiques doivent se baser non seulement sur les soldes naturels, mais également sur les soldes migratoires. En effet, si la diminution du nombre d’enfants par femme ne devait être encouragée que dans les pays européens, voire dans la seule France, elle serait en grande partie compensée par l’immigration en provenance de pays qui ne parviennent pas à gérer la croissance, les besoins et les mouvements de leur population. On ne ferait donc que déplacer le problème, tout en encourageant ces derniers pays – qui disposent, avec l’émigration, d’une illusoire soupape de sécurité, alors même qu'ils gaspillent leurs forces vives - à ne pas améliorer leurs conditions de vie et à maintenir un statu quo peu humaniste.
Il est donc évident que seule une approche complète et globale des questions démographiques, associant sur un pied d’égalité toutes les nations, pourrait s’avérer pertinente pour permettre une meilleure gestion de notre planète.

Il existe donc un préalable, qui est la constitution d’une communauté internationale soudée autour de préoccupations communes et dotée d’institutions respectées et indiscutées.
On en est encore loin ...

10.04.2009

J - 58 : les Radicaux de Gauche resteront au vestiaire

baylet09.jpgLe PRG a annoncé hier qu'il ne présentera finalement pas de listes aux européennes de juin.
Son président, Jean-Michel Baylet, a déploré le fait que "le mode de scrutin européen prive injustement le PRG de ce rendez-vous électoral majeur".
Pourtant, ce scrutin est à la proportionnelle, d'où les opportunités qu'il offre ordinairement aux partis "marginaux" du paysage politique français.
Petit rappel : c'est ce même PRG qui avait apporté son soutien à la réforme constitutionnelle sarkozyste de 2008 ... réforme qui ne contenait pas l'introduction d'une dose de proportionnelle - pourtant infiniment plus "juste" et équitable que le scrutin uninominal par circonscription - aux élections législatives.

Il est vrai que ce cher Baylet a louvoyé un certain temps entre la Gauche et la Droite, cherchant le mieux-disant ou le plus offrant vis-à-vis du vieux demi-parti.
Tentant le tout pour le tout avec un culot assez admirable, il a même proposé une alliance électorale ponctuelle à Bayrou, souhaitant inclure des radicaux de Gauche sur les listes du MoDem ... tout en prévoyant une alliance plus "conventionnelle" avec le PS pour les prochaines régionales.
Le beurre, l'argent du beurre, la crémière ... what else ?
Bayrou, qui n'avait rien à y gagner, a bien entendu décliné cette proposition, soulignant que le PRG devait d'abord faire acte d'indépendance à l'égard des deux grandes formations clivagistes. D'où les amères lamentations du PDG de La Dépêche, qui est rapidement allé mendier quelques places à la ch'tite Martine.
Or, celle-ci avait déjà un énorme casse-tête sur les bras avec les listes de son propre parti (entre les différents courants à satisfaire, les sortants à ménager ou à parachuter ...) : pas question donc de s'embêter avec le petit parti qui - soi-dit en passant - avait fait un magistral croc-en-jambe à Jospin en 2002 après un accord passé avec le grand Jacques (je ne parle pas de Brel).

On pourra observer que la situation du PRG n'est pas si éloignée que cela de celle de Fetia Api (le mal nommé "Nouveau Centre") lors de la préparation de ces élections, et on peut en tirer un constat global : quand un parti se vassalise volontairement et servilement, il n'est pas respecté par son "partenaire", qui le contraint à jouer les figurants plus ou moins passifs.
Une leçon à méditer pour tous les petits partis qui rêvent de compter dans un paysage politique illégitimement yaltaïsé entre le PS et l'UMP.

Heureusement, une vraie alternative se profile, et elle est susceptible d'intéresser les radicaux sincères déçus par les atermoiements récents de leurs dirigeants :
en juin, le MoDem proposera aux électeurs une démarche humaniste 100% indépendante. C'est ce qui fait sa différence, sa force. En un mot : sa radicalité.

Joseph

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