25.03.2009
J - 74 : Les têtes de liste des différents partis dans la circonscription Est
Lutte ouvrière (LO) : Claire Rocher, infirmière + Thomas Rose, enseignant + Geneviève Lemoine, assistante sociale.
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) : un ouvrier de PSA dont le nom n'a pas encore été dévoilé.
Front de Gauche (Parti de Gauche + PCF+dissidents NPA) : Non dévoilé à ce jour.
Europe écologie (Verts) : Sandrine Bélier, ancienne directrice fédérale de France Nature Environnement + Jacques Muller, sénateur-maire Verts de Watwiller (Haut-Rhin).
Parti Socialiste (PS) : Catherine Trautmann, député européenne, ancienne ministre de la culture + Liem Hoang Ngoc, économiste et secrétaire national adjoint du parti + Aurélie Filippetti, députée de Moselle.
Mouvement démocrate (MoDem) : Jean-François Kahn, fondateur de Marianne + Nathalie Griesbeck, députée européenne + Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts.
Union pour un mouvement populaire (UMP) : Joseph Daul, président du groupe PPE-DE au Parlement européen + Véronique Mathieu, députée européenne.
Debout la République (DLR, Dupont-Aignan) : Jean-Pierre Gérard, chef d'entreprise + Elisabeth Laithier, professeure de lettres classiques.
Libertas (MPF de Philippe de Villiers + CPNT de Frédéric Nihous) : Non dévoilé à ce jour.
Front national (FN) : Bruno Gollnisch, vice-président exécutif du FN, député européen + Bruno Subtil, conseiller régional de Champagne-Ardenne.
15:09 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : têtes de liste, élections européennes, européennes, listes, juin 2009, est, circonscription est, alsace, lorraine, champagne-ardennes, bourgogne, franche-comté
Deux chiffres pour comprendre la crise de leadership au PS
"Fête de la Fraternité" (septembre 2008), meeting de Ségolène Royal au Zénith de Paris :
4 000 personnes
"Printemps des libertés" (mars 2009), meeting de Martine Aubry, première secrétaire du PS, au Zénith de Paris :
1 500 personnes
00:16 Publié dans PS | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, parti socialiste, ségolène royal, martine aubry, désirs d'avenir
21.03.2009
Les Très Riches Heurts du conseil municipal de Saint-Dié

J'étais hier soir à la séance du conseil municipal de Saint-Dié. Un point capital était à l'ordre du jour : le vote du budget prévisionnel.
Bien entendu, l'ordre du jour officieux de la soirée comportait une nouvelle apocoloquintose pré-électorale de l'inestimable Christian Ier.
En effet, dès la présentation des chiffres, exposée par Mme Marangoni, la méthode Coué la plus lénifiante qui soit fut déversée sur l'assistance. Comme Serge Vincent et Damien Parmentier, élus de l'opposition, l'ont souligné, ce bel exposé ne montrait en rien la préoccupante réalité de la situation : fiscalité écrasante, investissement anémique, abandon des associations (en particulier celles qui ont le tort d'être "non-alignées", mais pas seulement), dépenses de fonctionnement excessives, augmentation décomplexée des indemnités des élus, endettement lourd renégocié ... à plus fort taux et sur une plus longue durée !
Mais le plus grotesque moment de cet exercice pré-électoral fut l'annonce d'un "plan de relance déodatien" (livré clé-en-main avec son sigle "prd" ... à quand le logo par Séguéla ?) de 14 millions d'euros, présenté comme un "bouclier social" (allusion subtile au bouclier fiscal, vous voyez le niveau).
Au programme du "prd" : la reconstruction de l'hôpital, l'extension de l'IUT ... bref, uniquement des chantiers de la compétence de l'État et, par conséquent, financés par ce dernier.
Quand Damien Parmentier lui en a fait la remarque, Pierret a répondu - après une longue diversion - en usant d'une rhétorique à double-sens des plus renversantes : quand l'argent manque, c'est que l'État UMP "abandonne" la ville (quelques minutes plus tôt, Mme Marangoni se félicitait de l'indépendance financière de la commune, car la part de financement de l'État n'atteindrait "que" 27 %), et quand les aides de l'État ont porté leurs fruits, c'est grâce à l'action de l'ancien ministre de l'Intérieur Christian Pierret.
Non content d'employer cet argument de politique "nationale" en le retournant comme une crêpe un peu brûlée, Pierret assimile ses interlocuteurs de l'opposition audit vilain État UMP, alors qu'une bonne partie d'entre eux n'a pourtant aucun lien avec ce dernier parti et qu'un de ces élus fait même partie d'un mouvement fermement opposé à la politique du gouvernement.
Quoi qu'il en soit, le recours à des arguments de politique politicienne nationale était parfaitement hors-sujet dans la maison du peuple déodatien.
Mais il s'agit bien là de toute la "force" démagogique de Pierret : déplacer le débat municipal sur un terrain national hors de propos quand les questions qui fâchent sont abordées. Diversion facile, efficace auprès des citoyens les moins informés.
Pour Pierret, quand quelque chose fonctionne, c'est forcément grâce à la "majorité" (notez les guillemets) municipale.
Quand quelque chose va mal, c'est la faute :
- de la crise
- de l'État
- du député
- du conseil général (rayez les mentions inutiles).
Pierret accusait récemment ses opposants d'être "irresponsables".
Voici la définition d'irresponsable, selon le Littré :
" IRRESPONSABLE
adj.
Qui ne répond point de ses actes. "
En reportant toutes ses responsabilités quant aux difficultés de la cité sur des acteurs ou des institutions parfaitement étrangers aux affaires municipales, Pierret correspond bien à cette concise définition.
D'ailleurs, comment "répondre" de quoi que ce soit quand on refuse le dialogue ?
Pierret a en effet une drôle de conception du dialogue démocratique.
Expliquant les règles du temps de parole, il a proposé à ses adjoints de s'exprimer après un "break".
Que signifiait ce dernier mot ? Une pause (sandwich, clope, pipi, rayez la mention inutile) entre deux délibérations ?
Pas du tout.
C'est du temps de parole laissé à l'opposition que M. Pierret parlait. Ce qu'il appelle un "break" ("interlude récréatif", en bon français), c'est donc un des rares espaces d'expression concédés à la voix contradictoire pourtant nécessaire à toute démocratie digne de ce nom !
Rarement le cynisme et le mépris de la démocratie ne se sont aussi bien coulés que dans les cinq lettres de ce mot anglais ...
Le sectarisme des pierretistes a été à nouveau démontré quand les élus de l'opposition ont proposé la création d'un comité de suivi associant la "majorité" et les élus de la minorité. Proposition rejetée d'un ton narquois par Pierret, soulignant qu'il existe déjà un conseil municipal pour cela, signifiant ainsi que seule la "majorité" (représentative de 51 % des électeurs déodatiens et plus si affinités) a le droit de mettre son nez dans les comptes (pourtant publics) de la collectivité.
Belle conception de la démocratie qui ne doit étonner personne : si les pierretistes veulent soustraire aux regards la vérité des comptes publics, ce n'est pas pour rien.
Chat échaudé craint l'eau froide : des mains ont déjà été prises dans le pot à confiture des listes électorales ...
Étant rentré chez moi vers 21h30, je n'ai pas assisté à la fin de ce sinistre show pierretiste dégoulinant d'arguments fallacieux et de mauvaise foi.
J'en avais assez pour la soirée.
Vivement le changement.
Joseph
19:25 Publié dans Saint-Dié | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : saint-dié, pierret, christian pierret, serge vincent, damien parmentier




