08.02.2009
J - 120 : NPAUMP (Nouveau Parti Anticapitaliste Uni pour un Mouvement Populaire)
Lu sur le JDD.fr :
Européennes: Le NPA reste ferme (Benjamin BONNEAU)
Lors de son congrès fondateur, samedi, le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot a évoqué la question d'une alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et le PCF de Marie-George Buffet en vue des élections européennes. Le facteur de Neuilly est resté sur sa position et ne veut pas entendre parler d'un "front de gauche" au nom de son indépendance vis-à-vis du PS.
[...]
Jean-Luc Mélenchon a pourtant tenté de rassurer son jeune "camarade" en évoquant une alliance pérenne et une indépendance totale vis-à-vis du PS. Mais c'est du côté du PCF que risque de venir la contestation. Affaiblis depuis de nombreuses années, les communistes ne survivent électoralement que grâce aux accords passés avec le parti de la rue de Solferino, en particulier lors des élections régionales. S'éloigner du PS est donc un risque, ce que confirme Alain Krivine, figure du mouvement anticapitaliste: "Les régionales, c'est le sujet qui fâche, il sera sans doute difficile de parvenir à un accord", a-t-il ainsi affirmé, vite rejoint par Olivier Besancenot. A moins d'un improbable retournement de situation, le NPA devrait donc présenter ses propres candidats aux élections européennes.
Si les démagogues anti-européens de Gauche partent divisés aux européennes, cela ne peut que renforcer les chances des démocrates.
Cela dit, le refus du nouveau NPA était prévisible, étant donné l'incapacité des fameux (fumeux ?) "collectifs" issus du "Non" de Gauche à s'entendre sur une candidature unique à la présidentielle de 2007.
Mais j'ai tendance à croire que Besancenot (ou Krivine, ou un autre ...) n'a pas le dernier mot dans ce type de choix stratégique.
Qualifiez-moi, si vous le voulez, de parano ou d'adepte de la théorie du complot (en réalité, je ne fais qu'enfoncer des portes ouvertes), je ne peux m'empêcher de penser que le NPA est une création plus ou moins directe de l'UMP et de Nicolas Sarkozy. Je serais d'ailleurs assez curieux de connaître le nombre d'adhérents du NPA "envoyés" par le parti présidentiel.
Ce n'est un scoop pour personne : Sarkozy rêve de contrôler l'ensemble de la vie politique, en remodelant notamment une opposition officielle qui puisse lui servir de faire-valoir/repoussoir à la fois prévisible et spectaculaire. Dans ce jeu élyséen, le NPA aura à jouer un rôle semblable à celui que la "Gauche" mitterrandienne avait confié au FN dans les années 1980-90.
Or, pour que cette "arme" nouvelle de la Droite garde toute son efficacité et puisse servir au moment voulu (lors des présidentielles, par exemple), il convient de l'économiser et de ne pas la "compromettre" avec d'anciennes figures de la Gauche plurielle de gouvernement.
Méfions-nous donc de ce NPAUMP ... Combattons son discours démagogique dès les prochaines élections, mais restons vigilant quant aux futurs mouvements de cette nouvelle boule sur le billard politique français.
Joseph
08:36 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : besancenot, mélenchon, npa, ump, npaump, sarkozy, européennes
04.02.2009
J - 122 : Pour l'Est, un trio démocrate qui réunit tous les atouts
La Politique, c'est l'Art admirable mais périlleux du choix.
Cette semaine, le Mouvement démocrate a effectué son choix quant aux têtes de liste qui devront porter les couleurs du parti lors de la prochaine bataille électorale européenne.
Si le choix final revient de plein droit aux instances nationales du mouvement (le Conseil national et la Conférence nationale se réuniront dimanche pour ratifier ces candidatures), une consultation des adhérents par Internet est organisée jusqu'à samedi pour recueillir l'avis de la base sur le rapport du groupe de travail chargé de la préparation de cette échéance.
D'aucuns souligneront que de tels délais, l'absence d'une "campagne" interne et le vote "en bloc" sur l'ensemble du rapport font planer des doutes quant à la prise en compte réelle de l'avis des adhérents. Toutefois, on pourra se féliciter d'une utilisation efficace des nouvelles technologies : j'avais déploré l'utilisation coûteuse du truchement postal lors des précédents votes, sur la "motion Bayrou" ou pendant l'élection du bureau des Jeunes démocrates.
Certes, la "sélection" a surtout été effectuée dans quelques pièces enfumées et on est encore bien loin d'une démocratie consultative digne de ce nom. Mais les premiers jalons sont posés : à nos élus du Conseil National d'exiger davantage de transparence pour une prochaine occasion.
J'ai déjà eu l'opportunité d'exposer mes réflexions quant au choix de la tête de liste pour la circonscription du Grand-Est [voir ma note du 12 novembre].
J'avais pesé à plusieurs reprises le pour et le contre quant aux candidatures (présentées, à tort, comme) concurrentes de Nathalie Griesbeck et Jean-François Kahn.
Et j'avais finalement décidé de ne pas choisir entre l'un et l'autre ... mais de choisir les deux !
Il est vrai qu'outre des considérations "morales" (reconnaissance du travail et de l'engagement d'une élue restée fidèle à notre mouvement), la prise en compte de l'expérience du travail du Parlement européen et de la connaissance des grands dossiers et autres enjeux internationaux jouaient indéniablement en faveur de Nathalie Griesbeck.
Or, j'ai tendance à penser que cette campagne européenne sera avant tout celle des tribuns. Dans ce registre, J-F Kahn dispose d'une notoriété médiatique et d'une gouaille cultivée et irrévérencieuse capables d'intimider les thuriféraires des listes concurrentes. Pami ces dernières, le danger viendra à la fois de démagogues anti-européens dopés par la crise (les communistes et les mélenchonistes réussiront-ils à faire liste commune avec les partisans de Besançenot ? c'est peu probable mais l'hypothèse est inquiétante), mais aussi des Verts de Cohn-Bendit, qui a réussi à rassembler sous sa bannière une grande partie de la famille écologiste, de Bové à Waechter.
Face à cette dernière concurrence, le choix, pour la troisième position, de Yann Wehrling, ancien N°1 des Verts, est plus que judicieux.

On part donc sur un trio de tête qui allie efficacement notoriété médiatique, expérience concrète et conscience écologique.
Ce tiercé gagnant est donc différent de celui que j'avais esquissé en novembre, le Rémois Jean-Marie Beaupuy ayant été "délocalisé" dans la circonscription Centre. Ne connaissant pas les autres postulants pour cette dernière circonscription, je me garderai d'émettre un quelconque jugement sur ce "déracinement". Je pense qu'il a simplement le mérite - non négligeable - d'assurer la réélection d'un de nos eurodéputés sortants.
Joseph
18:52 Publié dans "J -" ... chronique de l'élection européenne 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kahn, griesbeck, beaupuy, wehrling, cohn-bendit, modem





