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20.10.2007

La démocratie ambitieuse

En écho à une excellente note de Jeune MoDem 31 sur la remise en cause de l’élitisme en politique, je souligne à mon tour la pertinence et la légitimité, au sein d’un mouvement se disant « démocrate », des propositions de réforme des systèmes démocratiques ... interne et externe.
En interne, s’il faut reconnaître que les succès du mouvement Génération démocrate sont plutôt mitigés (re-démocratisation des investitures à Lyon, mais désignations « par le haut » presque partout ailleurs), force est de constater que la vitalité de la blogosphère et des forums continue à démontrer l’intérêt suscité par ces démarches. 18cc8ab6f68de89723246b41ed9cb398.jpgTout récemment, un militant, Franz Vasseur, a lancé une pétition qui, en demandant la réunion d’une « Assemblée constituante du MoDem », replace les attentes de la base dans une logique de démocratie représentative.
Sans revenir sur les aspects organisationnels, qui me paraissent relever du détail et qui ne constituent en aucun cas un obstacle (ni dans le temps, ni dans les moyens), on peut insister sur les deux questions fondamentales qui sont ainsi soulevées :
- « Jusqu’où doit aller l’exigence démocratique avant de devenir contre-productive et d’être dévoyée ? » ;
- « Comment faire co-exister une participation accrue de la base avec les processus représentatifs existants ? ».

Les débats portant sur l’organisation interne du Mouvement démocrate reflétant tout naturellement ses propres projets de rénovation de la vie politique, j’étendrai mes réponses à une réflexion plus générale sur les enjeux et les modalités d’une réforme de notre démocratie.

Il faut tout d’abord clarifier les objectifs de cette dernière.

Jeune MoDem 31 évoque les arguments de ceux que les processus démocratiques internes (qu’il s’agisse des « primaires » ou des autres processus participatifs et directs) effraient : entrismes opportunistes ; résurgences des intérêts particuliers dont l’addition ne constitue jamais l’intérêt général ; dérives populistes ...
En réalité, tous ces risques peuvent être levés, à condition de disposer d’une base militante bien informée et responsable. Or, à la lecture du Projet d’espoir et des autres propositions et discours de François Bayrou, il m’était justement apparu que le MoDem en construction parlait - plus que toute autre formation politique – à l’intelligence et à la raison des citoyens plutôt qu’à leurs émotions primales, à leur responsabilité consciente plutôt qu’à leurs désirs (fussent-ils « d’avenir »), à la reconnaissance du Bien commun plutôt qu’aux égoïsmes catégoriels ou communautaristes, et, enfin, à une réelle volonté de participation civique plutôt qu’à l’attitude passive des consommateurs de démagogie égalitaro-populiste ou libéral-populiste.

Bien entendu – et notre ami démocrate du 31 le rappelle – les fâcheux sont de tous les cénacles, et l’on n’évitera jamais de mêler quelques vociférations dissonantes et brouillonnes plus ou moins individualistes au concert des participations constructives.
Mais n’est-ce pas là justement tout le sel de la démocratie, ce système dont l’ambiguïté trouble les penseurs depuis l’Antiquité (avec la mise en évidence de la dérive « pléthocratique » puis, plus récemment, de l’instrumentalisation totalitaire des mouvements de masses) tout en constituant le projet humain le plus progressiste et le plus ambitieux qui ait jamais été conçu ?

Ambitieux, car il suppose que l’homme politique – qui, nous le verrons plus loin, doit être un citoyen parmi d’autres – assure son rôle de pédagogue en exposant avec patience, honnêteté intellectuelle et impartialité l’ensemble des enjeux et des modalités des processus décisionnels.
Car il est en effet impératif que l’appel aux bases (civique en République, ou militante au sein d’un parti) soit organisé et éclairé par des personnes responsables.
Ce Week-end, les Suisses renouvelleront en grande partie leur paysage politique.
Sans que cela remette d’une quelconque façon en cause mon intérêt pour le système helvétique de démocratie semi-directe, je déplore par avance le succès prévisible des outrances démagogiques de l’UDC (un parti libéral-populiste, à situer quelque part entre nos UMP et MPF français, qui a fondé sa campagne sur le rejet d’autrui) et, partant, le triomphe d’une certaine récupération démagogique de la démocratie.
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Cet exemple montre bien, qu’à l’instar des religions, les systèmes politiques – aussi bons que puissent paraître leurs principes théoriques ou leur histoire – n’existent pas en dehors des femmes et des hommes qui les mettent en pratique.
Et c’est bien ce caractère ambivalent et – disons-le – risqué, qui constitue l’avantage et l’inconvénient d’une démocratie qui se fonde davantage sur ses acteurs que sur ses cadres normatifs (la Constitution n’est-elle pas en voie de révision ?) et qui reste ouverte, par définition, à tous les bouleversements, contrairement aux systèmes autoritaires qui cherchent à verrouiller immuablement le pouvoir.
C’est par conséquent à l’ensemble des citoyens (indifféremment de leur niveau d’engagement, ou de leur éventuel mandat) que revient la responsabilité de nourrir la démocratie par un débat constant et honnête, par un débat constructif qui soit dépourvu d’œillères idéologiques mais protégé par des garde-fous républicains plus ou moins implicites.

Bien entendu, cette responsabilité collective est en grande partie utopique, l’accès aux libertés d’expression et d’information étant naturellement inégalitaire, accentuant ainsi la part des « politiques », des élus, dont il convient à présent de redéfinir la place, surtout si l’on souhaite rendre notre démocratie plus directe, ce qui semble à premier abord limiter considérablement la marge de manœuvre de nos représentants.
Or, la démocratie représentative et la démocratie semi-directe ne s’excluent pas mutuellement.
Bien au contraire, elles peuvent jouer de leur complémentarité pour lutter contre les phénomènes de personnalisation et de confiscation « ultra-élitiste » du pouvoir résidant dans une présidentialisation accrue de la République (hyper-présidentialisation que le duo Balladur-Sarkozy arrivera sans doute à imposer prochainement aux parlementaires réunis en Congrès). D’ailleurs, cette personnalisation excessive du pouvoir tente elle-même de court-circuiter les schémas habituels en récupérant des mouvements de masse habilement présentés comme la vox populi (ce qui rejoint une forme pervertie de démocratie d’opinion).

Pour éviter cette dernière dérive, il est donc impératif de réunir au plus vite l’expression directe des citoyens à la restauration de l’autorité de leurs délégués.
Cependant, comment résoudre ce paradoxe apparent entre démocratie directe et démocratie représentative ?
Tout simplement en restaurant une relation de confiance entre les citoyens et leurs représentants.
6cc4adc51817781daba61f18898522aa.jpgPour commencer, les citoyens devraient être davantage consultés, par l’intermédiaire des référendums locaux et nationaux et autres consultations publiques, et en permettant aux citoyens pétitionnaires d’enclencher des recours auprès du conseil constitutionnel, voire même d’engager des initiatives législatives.
Quant aux représentants, il faudrait élargir considérablement le lien existant entre eux et le corps civique. Pour ce faire, une interdiction stricte du cumul des mandats permettrait à la fois de recentrer la tâche des parlementaires sur l’essentiel (rendant du coup les spécificités et le caractère national de celle-ci mieux identifiable par les citoyens) et d’assurer, à l’aide complémentaire d’une limitation du nombre de mandats, une « démocratisation » de l’accès aux responsabilités.
Il faut se garder, en effet, d’opposer le citoyen et le représentant, qui peuvent être la même personne (à l’image des magistrats-citoyens annuels des cités antiques) et partager les mêmes droits (je suis favorable à l’abolition de l’immunité parlementaire).
Ainsi, on pourrait concilier sans heurts une démocratisation des processus républicains de prise de décision et une reparlementarisation [1] du régime.

Cette logique pourrait être expérimentée au MoDem, en donnant régulièrement la parole à l’ensemble des militants, qui délégueraient à leur tour – et en toute transparence - certains de leurs pouvoirs décisionnels à quelques-uns d’entre eux dûment missionnés.
Loin d’être mis sur un siège éjectable ou sur le banc des accusés, les ténors et les leaders actuels seraient vraisemblablement plébiscités et confortablement reconduits, l’expérience et l’engagement ne manquant jamais d’être reconnus, ce qui n’empêcherait pas le renouvellement parallèle des cadres politiques et l’entrée en scène d’une nouvelle génération que nos dirigeants et nos militants appellent de leurs vœux.

Les débats internes au MoDem ont donc une double légitimité, par la question qui est posée de l’expérimentation interne d’un projet de société réellement démocrate, et par l’articulation de nos exigences d’avenir avec nos pratiques immédiates.
Nous ne sommes pas les consommateurs d’un mouvement prédéfini mais bien les acteurs d’une révolution à construire.
Le sort de notre pays (voire de notre planète toute entière, si l’on considère les problèmes de développement durable soulevés par la composante écologiste fondamentale de notre mouvement) nous met dans l’obligation de mener à bien cette construction, en agissant de toutes nos forces sur tous les leviers décisionnels qui s’offrent à nous, et en ayant toujours à l’esprit notre plus beau dénominateur commun :
l’ambition démocratique.

Ledru-Rollin 2007



[1] Cette reparlementarisation, qui passerait notamment par l’abolition pure, simple et inconditionnelle du 49.3 et également par l’interdiction de toute intervention dans les hémicycles de membres irresponsables de l’Exécutif, devrait découler assez naturellement du renforcement de la légitimité représentative qu’entraînerait l’adoption d’une dose significative de proportionnelle (partielle ou corrective, à hauteur de 10 %) aux élections législatives.

Commentaires

salut

tu as tout à fait raison de revenir à la charge ! Ma note n'est pas "excellente", elle fut écrite un peu rapidement, en tout cas, c'est la tienne qui est nourrie. Je suis d'accord sur quasiment tous les points.
Juste une chose: connaissant la flemme de tout lecteur, tu devrais peut-être couper des passages surabondants ;-D

Je suis ravi de nos convergences de vue sur ce thème-là. En plus, notre engagement prouve que ce ne sont pas que des 75 ou 69 qui sont concernés par le sujet. Nos buts sont bien au-delà de ce qui est reproché, souvent injustemment, à ces personnes...

On nous reproche notre "clanisme" et qu'on fait ça gross modo pour être candidat. Je crois bien savoir que ce n'est pas ton cas. On fait peut-être un baroude d'honneur, mais au moins, ça bouge !
Dernière chose: j'ai "raté" une interview. Je comptais t'en parler par mail, mais puisque j'y suis... j'avais un contact et on ne s'est pas entendu. Si ça te dit de reprendre le flambeau, contacte moi !

Ecrit par : Jeune MoDem 31 | 20.10.2007

"On nous reproche notre "clanisme" et qu'on fait ça grosso modo pour être candidat"
Je repique un passage de JM31 pour faire l'introduction de ce message car il me semble révélateur justement du "clanisme".

Dire que tout ceux qui ont posé un drapeau sur leur blog sont "vendus" à des candidats est aussi excessif que de dire que tout ceux qui auraient souhaité plus de réflexion en amont sont "à la botte " du système... et je suis désolée et de l'un et de l'autre...

Je soutiens sans barguiner le combat pour plus de démocratie interne, je suis bien en colère contre les investitures "secrètes" et je ne sais que dire quand on me fait remarquer que Juppé est au mieux avec Bayrou alors qu'il n'a pas un passé judiciaire blanc comme neige ...

Je dirais que je suis dans un système de double contrainte : commnt faire du bruit en interne quand les voies de circulation sont bouchées, inexistantes ou sourdes sans faire de tapage à l'extérieur et attirer illico nos meilleurs adversaires ?
Comment faire le lien entre une démocraie participative souhaitée et une réalité militante qui n'est ni formée ni habituée à ce genre d'exercice ?
Comment défendre la "participation" sans compromettre le projet si les militants et les "têtes de file" ne ressentent nullement le besoin d'ête formés à l'expression participative ?
etc, etc ...

J'avoue en toute franchise qu'aujourd'hui je préfère réfléchir dans des groupes transversaux au niveau du département que dans le groupe local. J'avoue que j'en ai marre de perdre mon temps et mon énergie pour monter un projet local qui n'a aucune chance d'être un "bon projet" tel que nous sommes partis. Et je suis fatiguée de devoir sans cesse justifier ce que je raconte dans un groupe où les plus grandes gueules sont le moins performantes. .. Dans la section, il y a déjà une demi-douzaine de personnes qui ont laché à cause de cela ...et jusement celles qui avaient le plus de compétences en matière de "participation"...

Ecrit par : marie laure | 20.10.2007

@Ledru-Rollin : comme je l'ai déjà dit à jeune modem 31 à propos de sa derniere note, merci à toi pour la tienne, je retiens comme un Leitmotiv " Nous sommes les acteurs d'une revolution à construire", Amities, virginie

Ecrit par : virginie v | 20.10.2007

@ marie laure :
Tu as écrit : "comment faire du bruit en interne quand les voies de circulation sont bouchées, inexistantes ou sourdes sans faire de tapage à l'extérieur et attirer illico nos meilleurs adversaires ?"

Pour ma part, je me soucie assez peu de ce que pourront penser nos adversaires (qui trouveront toujours un angle pour nous critiquer, quitte à mentir ou à calomnier, comme ils l'ont déjà fait).
Les objectifs d'un parti en formation comme le MoDem sont à moyen voire long terme. D'ici là, il ne faut pas répugner à dire clairement les choses, à exposer nos disonnances, à crever des abcès, histoire de mieux nous accorder pour jouer une partition harmonieuse ... en 2012.
Par ailleurs, je pense que beaucoup de militants sont un peu comme moi : j'ai des opinions, plus ou moins originales, plus ou moins partagées, que j'aime exposer, partager et confronter à celles des autres. Pour autant, je ne les considère pas comme parole d'évangile et je suis bien conscient de la nécessité impérieuse d'une solidarité et d'une discipline partisane une fois que les décisions ont été prises ... Ce qui n'empêche pas de débattre librement, dans le respect des personnes, avant la prise de décision.
Et c'est en cela que je trouve salutaires tous ces débats sur les investitures, dont je respecte profondément tous les participants, quelle que soit leur position.

Quant au drapeau, je l'ai affiché pour soutenir un mouvement collectif (chose rare sur cet archipel des egos qu'est trop souvent la blogosphère politique) fondé sur une attente plus que légitime, tout en en tempérant la radicalité par une légende explicative.
Il n'y a rien à perdre à exposer clairement ses attentes. Pour autant, ce n'est pas parce que celles-ci restent insatisfaites que l'on quitte le navire. Bien au contraire ...

@ JM31 :
C'est vrai que je vois mal à quel "clan" je pourrais bien appartenir. Avant 2007, je pensais être un marginal politique, condamné à une singularité absolue. En 2007, je me suis découvert une famille politique : elle a beau ne pas tenir encore toutes ses promesses, je m'y sens plutôt bien, au milieu de plusieurs dizaines de milliers de militants. Ces derniers n'ont pas tous les mêmes idées que moi, loin s'en faut (un exemple parmi d'autres : mon vote au référendum de 2005), mais il y a des dénominateurs communs que je trouve plus forts que tout le reste.
Donc, si le "clan" compte 50 000 membres, alors oui, je fais partie de ce clan.

Pour ce qui est de la question des ambitions électorales, je n'en ai aucune. S'il me faut un jour prêter un coup de main au niveau local, je le ferais avec beaucoup de plaisir et de conviction, mais, en attendant, j'essaie avant tout d'être cohérent avec moi même. J'ai signé l'appel de Génération démocrate sans être directement concerné : je ne réside pas dans une de ces grandes villes où les équipes et les projets démocrates doivent être départagés.

@ Virgine :
Merci !
;)

Ecrit par : Ledru-Rollin 2007 | 20.10.2007

A LR2007,
ta réponse à Marie Laure est tout bonnement excellente... J'approuve chaque mot.
Mais tout comme je comprends les inquiétudes de Marie Laure, qui racontent bien les pesanteurs de son MoDem local. Au moisn, ils semblent faire qch, car par chez nous...

Ecrit par : Jeune MoDem 31 | 21.10.2007

@JM31 et LR
En fond je suis d'accord avec vous et mes héstations sont lisibles au travers de mes billets qui se succèdent ..."Au moins, ils semblent faire quelque chose ..." dis-tu JM31. Certes . et j'ai envie de dire que c'est la justement que le bât blesse bizarrement.
En effet, trop impliquée au niveau local, j'en perds une partie de spontanéité et je n'arrive plus très bien à clarifier les priorités... Tant que le département n'avait rien mis en place et n'avait nullement demandé la coopération des militants, je pouvais m'impliquer sur le long terme et crier au "feu".
Maintenant que par le biais de divers chantiers transversaux, j'ai les mains dans le "cambouis", j'ai également , passez moi l'expression, les fesses entre deux chaises ... D'un coté, j'entends ce que vous dites et y adhère d'autant plus que je ressents la même chose, d'un autre coté j'écoute aussi ce que disent les "politiques" en place, comprends de la même manière leurs raisons et leurs sentiments ...
En fait, comme je le pensais quelques temps avant qu'à Seignosse FB s'exprime, j'en reviens à la conclusion que c'est "tout la haut" que ça ne va pas du tout, qu'il y a une vraie distorsion entre la volonté affichée et la volonté réelle..

Ce mouvement va finir par exploser, non en guerre de chapelles, mais de colère : au dessous de l'état major bien confiné dans ses bureaux, toutes les "strates" Modem en prennent pour leur grade : les adhérents épars pas encore rassemblés sur un projet, les militants actifs localement qui perdent leur énergie sur des chartes fumeuses ou des statuts hypothétiques, les ex-UDF pointés du doigt comme des politiciens magouilleurs, les ex candidats aux législatives présentés comme des opportunistes, les initiateurs de démarches qui se font taxer de "populistes" ou au contraire d'élitististes ...

Bref, pendant que Bayrou prépare son avènement présidentiel de 2012 et prépare sa petite tambouille électorale, on fait de la chair à pâté des troupes confiantes.

Ecrit par : marie laure | 21.10.2007

je suis bien d'accord avec les deux derniers paragraphes du commentaire de ML.
Mais pour le dernier, cela ne me pose pas de pb: je soutiens encore une fois, bayrou en 2012. Après, on verra...

Ecrit par : Jeune MoDem 31 | 21.10.2007

ces échanges sont passionnants.

cet article, excellent et fourni, appelle de nombreux (et longs) commentaires que je n'ai malheureusement pas le temps d'écrire ce soir. disons simplement que j'adhère à une bonne partie... mais pas à tout.

allez, deux remarques quand même avant de partir :

- la liste des arguments des "camps" en présence aurait pu être plus exhaustive car certains sont réellement source d'inquiétudes et/ou points cruciaux (et tant pis JM31 pour ceux qui n'ont pas le courage de lire de vrais articles : il y a assez de blogs superficiels comme ça, pour une fois qu'on en tient un qui approfondit, on ne va pas le brider!! au besoin, effectuons une courte synthèse sur nos blogs et renvoyons à l'article entier sur le blog original)

- comme vous je pense que l'objectif de construction du Mouvement Démocrate est à long terme (attention je ne parle pas là de Bayrou2012... s'il était besoin de le préciser - c'est bien le cadet de les soucis) et le résultat des municipales n'est pas déterminant, mais tout de même, je m'interroge : si nous obtenons de faibles scores, cela ne risque-t-il pas d'obérer nos capacités futures au succès ? d'une part en diminuant notre visibilité (peu d'élus pour faire connaître et commencer à appliquer notre démarche et nos idées ; etc) et d'autre part en diminuant notre crédibilité pour le citoyen lambda ("à quoi ça sert de voter pour eux")...

Ecrit par : florent | 21.10.2007

A Florent: ouahhhh tu t'es lâché un commentaire de plusieurs lignes ! je te taquine :-D
amitiés

Ecrit par : Jeune MoDem 31 | 22.10.2007

retrolien express ! http://www.francedemocrate.info/spip.php?article216

Ecrit par : FrédéricLN | 25.10.2007

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