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30.09.2007

Les démocrates face à l'équation lyonnaise : l'heure des choix appelle celle de la plateforme

Nous avons déjà parlé de Lyon, où le MoDem cherche sa stratégie municipale.
Il est vrai que la deuxième ville de France est tenue solidement par le sénateur PS Gérard Collomb, mais l’érosion de son propre parti politique obligera sans doute le maire sortant à miser sur une tactique d’ « ouverture », tout comme son challenger UMP, Dominique Perben, qui peine déjà à rassembler la droite locale [1].

Et les regards de se tourner vers les centristes d’hier et les démocrates d’aujourd’hui ...


Flash-back (printemps 2006) : L’indépendance à tout prix

La question avait déjà été évoquée il y a bientôt un an et demi.
Le MoDem n’existait pas encore, mais l’UDF avait déjà affirmé, dans le droit fil du congrès ... de Lyon (28-29 janvier 2006), son indépendance absolue vis-à-vis des autres grands partis comme l’UMP ou le PS, et une partie de ses élus avait même déclaré sa défiance au gouvernement UMP du moment en prenant part au vote de la motion de censure du 16 mai 2006.

Encouragé par ce nouvel élan de non-alignement visant principalement – il faut bien l’admettre – la traditionnelle alliance avec la Droite RPR-UMP, Gilles Vesco, un cadre UDF lyonnais (vice-président du Grand Lyon), s’était alors prononcé pour un rapprochement avec Collomb, afin de contrer un Dominique Perben considéré comme le mercenaire d’un gouvernement UMP honni.
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Résultat : Vesco avait été immédiatement suspendu par le président départemental de l’UDF, le sénateur Michel Mercier (président du groupe centriste à la Chambre haute), un fidèle de François Bayrou.
Michel Mercier (tête de la liste UDF lyonnaise en 2001) reprochait en effet à M. Vesco d’avoir transgressé la nouvelle règle d’indépendance (au profit du PS, cette fois ci) et d’avoir sous-estimé les capacités d’une stratégie UDF 100 % autonome.

Marielle de Sarnez, vice-présidente de l’UDF, avait alors conclu : « L’UDF veut l’autonomie et l’indépendance. A Lyon, Anne-Marie Comparini fera une très bonne candidate ». [2]


Aujourd’hui (automne 2007) : Quelle stratégie ? Quelle tête de liste ?

Coup de théâtre : Battue (puis odieusement insultée) par la droite lors des dernières élections législatives, Anne-Marie Comparini décide de se retirer de la vie politique et de céder sa place aux nouvelles générations (18 septembre).

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Dès lors, les démocrates doivent chercher une nouvelle de tête de liste ... et la stratégie qui va avec.

Autre élément nouveau : il s’agit de l’ « ouverture » sarkozyste, consistant à amalgamer à la majorité et au gouvernement UMP quelques électrons « libres » du PS ou du Centre (via la future Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, ou le Nouveau centre rassemblant les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy) pour mieux prétendre accomplir la démarche de « rassemblement » promise par François Bayrou (démarche que son concepteur basait sur des accords de compromis et de gouvernement transpartisans), histoire de donner l’illusion du consensus national (sur le thème de réformes nécessaires ne souffrant aucune alternative) ... tout en jetant la division et l’embarras dans les forces politiques concurrentes.
Or, après la première vague d’ « ouverture » occasionnée par la constitution puis le remaniement post-législatives du gouvernement Fillon, une deuxième vague se profile :
Nicolas Sarkozy, qui compte « remercier » plusieurs ministres dans les prochains mois, souhaite en effet réactiver cette stratégie ... en l’étendant à présent aux irréductibles du MoDem, inquiétants par leur masse militante et leur détermination, mais encore si vulnérables du fait de leurs hésitations stratégiques et de la pusillanimité de leurs cadres.
Dans ce contexte, Michel Mercier, qui s’entend aussi bien avec Perben qu’avec Collomb et qui a rencontré à plusieurs reprises M. Sarkozy, entretient une certaine ambiguïté et fait figure de cible élyséenne privilégiée.

Il est vrai que celui qui avait rappelé à l’ordre Gilles Vesco sur le thème de « l’indépendance à tout prix » est à présent dans une situation différente.812b2a13dc3b9383c05ed25181b865d2.jpg
Comme la plupart des sénateurs UDF, le bras droit lyonnais de François Bayrou campe sur une position traditionnelle de centre-droit plutôt « sarko-compatible » qui l’amène à reconsidérer l’indépendance centriste-démocrate à la lumière de l’ « ouverture » affichée par le président de la République ... et à envisager d’empêcher la fusion (prévue pour le 25 novembre prochain) de l’UDF dans un grand MoDem considéré par certains comme gauchisant et promis à la marginalisation.

Par conséquent, Michel Mercier pourrait bien abandonner sa position de 2006 et accepter de négocier avec Perben et l’UMP.
Et c’est là que Gilles Vesco revient à la charge : si celui qui l’avait suspendu pour avoir agité une stratégie d’alliance se contredisait en passant un accord avec l’UMP sans avoir eu l’approbation des militants, il n’hésiterait pas à proposer à ces derniers « une vraie liste démocrate qui casse la bipolarisation ». [3]

Pour autant, l’idée d’une stratégie de rapprochement avec les socialistes hante toujours les esprits.
74548072f42e8b61f7a7318564750cd3.jpgEt en premier lieu celui d’Azouz Begag (qui convoitait déjà Lyon, en rivalité avec Perben, quand ils appartenaient tous deux au même gouvernement), farouchement antisarkozyste et déterminé à faire de la capitale des Gaules l’oppidum de la résistance au système élyséen.
Ce faisant, M. Begag réitère la « faute » commise par Gilles Vesco en 2006.

Soucieux de ne pas apparaître comme un supplétif naturel d'une opposition numériquement dominée par le PS (au moment précis où il rencontre le premier secrétaire de ce parti pour examiner leurs convergences sur la question institutionnelle), soucieux également de ménager les susceptibilités des sénateurs UDF sarko-compatibles et des partisans du maintien de l'UDF (à quelques semaines du double congrès, celui de l'UDF puis celui du MoDem, qui risque de voir quelques portes claquer en faveur des pro-UMP du Nouveau Centre), François Bayrou a par conséquent décidé de rappeler à l'ordre Azouz Begag sur la nécessité de ne pas mélanger la situation nationale du MoDem (ainsi que les ressentiments à l'égard des hommes de Sarkozy) avec les véritables enjeux locaux, plus subtils que les lignes de clivage traditionnelles.


Le travail à effectuer d’urgence : une plateforme précise et opérante, des investitures démocratiques, une clarification des positions

A cette occasion, François Bayrou a rappelé la ligne de conduite du MoDem :
- des listes indépendantes dès le premier tour, dans toutes les grandes villes et partout où une telle liste pourrait atteindre le seuil des 10 % donnant accès au second tour ;
- des possibilités d’accord au second tour, avec des gens de droite comme de gauche, sur la base de proximités programmatiques, en accord avec des valeurs partagées par le MoDem.

Or, nous savons tous que ce dernier critère (programme et valeurs) restera flou et sujet aux décisions arbitraires tant que le Mouvement démocrate n’aura pas défini clairement sa plateforme politique.
Nous espérons que ce sera chose faite dans les prochaines semaines, dans le cadre du congrès fondateur du 25 novembre, et que les militants auront, sinon le dernier mot, une place fondamentale dans la prise de décisions.
Dotés d’une base programmatique solide et clairement identifiée, nous pourrions en tirer des principes politiques généraux capables de nous guider à l’heure du choix
, celui du second tour dans les grandes villes, celui qui se joue en ce moment même dans des communes moins importantes.

Pour en revenir à Lyon et à toutes les grandes villes où le MoDem se devra de présenter une liste autonome au premier tour, il paraît nécessaire d’y imposer des investitures démocratiques effectuées au sein des fédérations locales.
Les cartes d’adhérents ont été expédiées, les listings arrivent dans les départements : toutes les conditions et tous les moyens peuvent être aisément réunis pour organiser ce type de consultations militantes.
3f2b926ff95b0613abf3e16e05ae3b03.jpgSur son blogue, le lyonnais Sébastien Perros défend cette idée : « Il est indispensable, dans la droite ligne des positions de François Bayrou et d’Anne-Marie Comparini, de présenter des candidatures qui représenteront l’ensemble des sensibilités du MoDem et qui seront légitimes car choisis démocratiquement par les adhérents. »
Dans ce sens, les militants lyonnais auraient le choix entre les personnalités précitées (Mercier, Begag, Vesco), sans oublier d’autres talents soucieux de rassembler la grande famille démocrate, comme Anne-Sophie Condemine ou Marc Augoyard.

Dernière urgence avant de se lancer dans la mêlée : résoudre le dilemme crucial posé par la dialectique entre un mouvement unitaire (voulu par François Bayrou, mais risquant de dévaloriser les apports spécifiques de l’UDF et de Cap21) et un mouvement fédératif (qui permettrait de ménager la pluralité des identités partisanes constitutives du MoDem, au risque toutefois de nuire à la cohérence du discours démocrate et de faciliter la spirale des défections).
D’abord partisan de la seconde option, je pense que celle-ci pourrait être une solution transitoire en attendant le renforcement et l’unification finale (un peu sur le modèle de la Nouvelle UDF de 1998) du Mouvement démocrate.
Là aussi, les militants seraient en mesure de trancher, car les solutions démocratiques qui traduisent les aspirations profondes de la base sont toujours plus légitimes que les diktats imposés d’en haut.

Les démocrates ont par conséquent trois grands chantiers à achever avant de pouvoir se lancer dans les prochaines batailles électorales :
- construire démocratiquement une plateforme qui dépasse les pieuses valeurs au profit de prises de position concrètes et précises ;
- construire démocratiquement des listes autonomes dans les grandes communes, et prévoir au besoin des stratégies de rassemblement transpartisan ;
- construire démocratiquement le MoDem, en faisant le choix d’une structure ouverte à un grand nombre de sensibilités mais aussi cohérente, solidaire et efficace que possible.


Ledru-Rollin 2007


[1] Droite lyonnaise marquée, il est vrai, par des hommes de centre-droit plutôt hétérodoxes (pour le meilleur comme pour le pire), comme Raymond Barre ou Charles Millon.
[2] Bruno Jeudy, « A Lyon, un centriste sanctionné pour avoir prôné une alliance avec le maire PS », Le Figaro, 23 mai 2006.
[3] Sophie Landrin, « A Lyon, Michel Mercier, le bras droit de François Bayrou, est courtisé par l’Elysée », Le Monde, 28 septembre 2007.

Commentaires

Merci beaucoup de cette analyse de la situation lyonnaise qui m'aide à mieux comprendre. Je suis totalement en phase sur la conclusion et les 3 chantiers prioritaires que vous dégagez.
Je m'inquiète toutefois quand je lis cela dans 20 minutes :
http://www.20minutes.fr/article/183963/Lyon-Le-MoDem-et-la-quadrature-du-centre.php

"Celui ou celle qui mènera les listes devrait être désigné fin novembre... par la direction du MoDem. Le parti de François Bayrou n'envisage pas, pour les grandes villes, d'organiser des primaires. Une commission nationale d'investiture doit prochainement se mettre en place. Le sénateur Michel Mercier, patron de l'UDF du Rhône et fidèle de Bayrou, en fera partie. Et aura la main sur la subtile nomination du candidat lyonnais, qui devra respecter la ligne « ni gauche, ni droite » au premier tour avant de rallier un des deux camps au second tour. « Nous allons devoir mener de front le congrès fondateur du MoDem et la désignation des candidats d'ici à fin novembre. Nous n'avons pas le temps d'organiser des primaires. Mais les adhérents seront associés aux décisions », explique Christophe Geourjon, délégué départemental du MoDem. Les UDF « historiques » voient aussi d'un mauvais oeil de laisser les décisions entre les mains des nouveaux adhérents du centre, venus au MoDem après la présidentielle. « Mais le choix devra se faire de manière transparente », espère Gilles Vesco, qui plaide pour une « discussion entre les candidats à Lyon pour faire émerger collégialement un leader ». « Il faut surtout qu'on entende les militants », revendique Marc Augoyard."

Ecrit par : laure leforestier | 02.10.2007

Je suis bien d'accord avec les chantiers local 2 (listes Modem) et national 3 (construction démocratique du Modem), mais le chantier 1 me semble plus local que national. Le MoDem doit-il déjà considérer comme obsolète le projet national proposé lors de la campagne du printemps 2007 ? S'il y avait dedans de grosses "pailles", je le comprendrais ; mais je ne vois pas à ce stade, dans le débat interne dans le MoDem, de remises en question du projet proposé à l'époque (même au Nouveau Centre, ça semble toujours leur convenir ...).

Ce qui me semble à la fois "démocrate" et conforme au calendrier, c'est de construire des projets pour nos villes, villages, départements ; élaboration qui peut mobiliser beaucoup de monde de façon efficace et qui pourra nourrir avec "de la vraie vie" la réflexion sur le projet national.

Je trouve normal que le projet "municipal national" se limite à quelques grandes valeurs. Dans telle commune il faut aller vers plus d'investissement, dans l'autre sauver les finances à l'agonie ; dans l'une regrouper avec des voisines, dans l'autre retrouver l'autonomie de décision ; l'une justifie la création d'un échangeur, l'autre des restrictions à la circulation ; etc. Surtout, chacune a besoin d'un projet qui lui correspond - à ses habitants, à son cadre géographique et naturel, à son histoire - et l'idée "démocrate", c'est précisément de permettre cette élaboration dans chaque commune, par un débat sain... et non dicté par des considérations partisanes nationales.

Laisser ce débat se produire, donner les clés aux militants dans chaque commune, cela peut conduire à ce que dans tel endroit, le MoDem se rapproche au premier ou au second tour, de tel parti ; dans tel autre endroit, de tel autre parti. Et si cela correspond à la volonté des militants et devient le choix des électeurs, ça serait le top, non ?

Ecrit par : FrédéricLN | 03.10.2007

@ laure leforestier :
Merci pour cet article, qui m'avait échappé.
Il est vrai que cela ne présage de rien de bon, mais je veux encore faire confiance à ceux, comme Augoyard ou Vesco, qui se sont déclarés pour une consultation des militants.

Le terme de "primaire" me semble d'ailleurs mal choisi.
En effet, une consultation ne serait pas nécessairement assimilable au risque d'une primaire fratricide, surtout dans le cadre d'un scrutin de liste propice à l'"oecuménisme" et au rassemblement.

@ FrédéricLN :
Le problème, je pense, c'est la question de l'intelligibilité de ce projet national.
Le redéfinir et le clarifier ne signifirait pas nécessairement une transformation radicale, mais plutôt une possibilité d'amendement qui tiendrait compte des nouveaux adhérents (qui ont le droit d'être entendus) et des changements du contexte (de l'état du terrain).
Ainsi, au moment de traduire ces orientations (re)définies sur le terrain concret des municipales, les militants locaux auraient les bases nécessaires pour trancher.

En tout cas, il me semble que nous sommes presque tous d'accord sur l'importance d'une consultation des militants, et que cette ligne doit être entendue dans les fédérations.
Le mode opératoire de cette "commission nationale d'investiture" n'a pas été précisé : pourquoi ne reposerait-il pas sur des expériences consultatives au niveau local ?
Quant à l'argument du temps évoqué par Christophe Geourjon, il me parait être un faux-problème.

Ecrit par : Ledru-Rollin 2007 | 03.10.2007

Bonjour,
Merci de cet article qui permet de synthétiser l'ensemble de la situation lyonnaise.

La semaine dernière, j'avais été marqué par la déclaration anti-sarkozyste d'Azouz Begag. Si j'ai apprécié son courage politique en 2006, son aversion à Nicolas Sarkozy ne doit pas faire perdre de vue le positionnement indépendant et central du MoDem.

Une candidatore oecuménique et transpartisane semble nécessaire dans les grandes villes. Michel Mercier ou Gilles Vesco semblerait a premiere vue les deux principaux candidats qui pourraient etre tetes de liste à Lyon.

Mais si le MoDem parvient au moins a avoir une vision cohérente libérale, sociale et écologique, ils devront sans doute mettre de l'eau dans leur vin.

Ecrit par : Thibault | 03.10.2007

Et pour compléter cette très belle analyse, voici une démarche qui complète la situation lyonnaise : www.generation-democrate.org

Ecrit par : sp | 05.10.2007

Je me permets de corriger juste une petite erreur : il est acquis que Michel Mercier n'est et ne sera pas candidat à la mairie de Lyon.

Ecrit par : SP | 05.10.2007

Merci, Sébastien, pour tes compléments d'info, et un grand bravo pour cette excellente initiative.
J'espère qu'elle sera entendue.

Ecrit par : Ledru-Rollin 2007 | 06.10.2007

Belle analyse mais le problème est ailleurs :
La rencontre Bayrou-Hollande pour la Réforme de la Constitution inquiète l'Elysée. il faut donc que Mercier lâche Bayrou. Mais en échange de quoi ?

Ecrit par : jbdivry | 08.10.2007

@jbdivry :
En échange d'une entrée dans un nouveau gouvernement d'ouverture, selon ce qui se dit actuellement.
Mais on peut aussi se demander si Mercier, en plaidant pour un dialogue Sarko-Bayrou, plaide pour sa propre chapelle ou parle au nom de François Bayrou, qui ne l'a pas encore contredit me semble-t-il.

En tout cas, l'initiative de Sébastien risque d'être une sacrée épine dans le pied de ceux qui privilégient les manoeuvres opaques.
Et l'on ne peut que s'en réjouir.

Ecrit par : Ledru-Rollin 2007 | 08.10.2007

Solide analyse vu de lyon, qq précisions

La situation Lyonnaise est aussi une question de pouvoir.
Il s'agit de la "prise politique" de la ville de lyon, de la communauté urbaine et du département (c pas rien).

La simple perspective (possible) que le Modem dialogue avec le PS à lyon condannerait M Mercier dans la conservation du département (qui était depuis des lustres sa place forte, avec ses réseaux et ses copains) et qui risquerait fort de basculer à l'UMP (ou au PS) mais aurait trés peu de chance d'être présidé par un Modem.

Equation simple. Changements difficiles. Espoirs à Lyon

Ecrit par : Stéphane S | 10.10.2007

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